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Full text of "Géographie du département de la Drôme"


ADOLPHE JOANNE 



GÉOGRAPHIE 



DE 



LA DROME 



13 gravures et une carie 



DC 

611 
D783t)< 



HACHETTE ET C 



ie 





GÉOGRAPHIE 



DU DEPARTE ME. NT 



DE 



IA DROME 



AVEC UNE CARTE COLORIEE ET 13 GRAVURES 



PAR 



j 



ADOLPHE JOANNE 



AUTEUR DU DICTIONNAIRE GEOGRAPHIQUE ET DE L ITINERAIRE 

GÉNÉRAL DE LA FRANCE 




PARIS 

LIBRAIRIE HACHETTE ET C :e 

79, BOULEVARD S AI N T - GER M A I N* , 79 

1879 
Droits de traduction et de reproduction réservés. 



TABLE DES MATIÈRES 



DÉPARTEMENT DE LA DROME 



I 1 Nom, formation, situation, limites, superficie 3 

II 2 Physionomie générale. . , 5 

III 3 Cours d'eau 10 

IV 4 Climat . . 24 

V 5 Curiosités naturelles 26 

VI 6 Histoire 26 

VII 7 Personnages célèbres 38 

VIII 8 Population, langues, cultes, instruction publique. . . . 39 

IX 9 Divisions administratives , . 41 

X 10 Agriculture 44 

XI il Industrie ; mines 47 

XII 12 Commerce, chemins de fer, routes. . 49 

XIII 13 Dictionnaire des communes 50 



LISTE DES GRAVURES 

1 Forêt de Saou â . . 4 9 

2 Bourdeaux, avant la reconstruction du pont 19 

3 Nyons. ...... ......... 21 

4 Die ......................... . 27 

5 Valence 29 

6 Ruines du château d'Albon . . « 31 

7 Montélimar. . . -, 35 

8 Montbrun. .... • 55 

9 Crest 55 

10 Grignan 55 

11 Chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, à Nyons 59 

12 Suze-la-Rousse 61 

13 Maison des Têtes, à Valence . 63 



(o\\ 

OT336 



Typographie A. Lahure, rue deFleurus, 9, à Paris. 



DÉPARTEMENT 



DE 



LA DROME 



I. — Nom, formation, situation, limites, superficie. 

Le département de la Drôme doit son nom à sa plus belle 
rivière, la Drôme, qui y prend sa source, qui'le traverse du sud- 
est à l'ouest et qui y a un cours de plus de 100 kilomètres. 

Il a été formé, en 1790, aux dépens de la Provence, du 
Comtat Venaissin et du Dauphiné : à la Provence et au 
Gomtat, il n'a guère pris qu'une vingtaine de mille hectares, 
mais il en a tiré 656 129 du Dauphiné [Viennois, Valentinois, 
Diois, Tricastin, Baronnies). 

Peu éloigné de la frontière italienne, ce département appar- 
tient au sud-est de la Fiance. Il est compris entre 44° T et 
45° 20' 25" de latitude N., et entre 2° 18' et 3° 23' de longi- 
tude E. : il est donc situé à égale distance du Pôle et de 
l'Equateur, que séparent 90 degrés ou un quart de cercle. 
Valence, son chef-lieu, est à 618 kilomètres de Paris par le 
chemin de fer et à 480 kilomètres à vol d'oiseau. Il se trouve à 
peu près sous la même latitude que Bordeaux, Aurillac et 
Briançon, sous la même longitude que Sedan, Bar-le-Duc , 
Dijon, Lyon et Avignon. 

Ce département est séparé de la mer Méditerranée par 



4 DROME. 

deux départements, Vaucluse et les Bouches-du-Rhône ; un 
seul, les Hautes-Alpes, le sépare de l'Italie ; cinq, l'Ar- 
dèche, le Gard, l'Hérault, l'Aude et les Pyrénées-Orientales, 
le séparent de l'Espagne; trois, dont deux fort longs, l'Ardè- 
che, la Loire et l'Allier, le séparent du département du Cher, 
qui occupe assez exactement le centre de la France. Enfin, 
sans compter la Seine, six départements, l'Isère, la Loire, 
l'Allier, le Cher, le Loiret, Seine-et-Oise, le séparent de Paris. 

Ce département est borné : au nord-nord-est, par le dépar- 
tement de l'Isère; à Test, par ceux de l'Isère et des Hautes- 
Alpes ; au sud, par ceux des Basses-Alpes et de^ Vaucluse ; à 
l'ouest, par le Rhône, qui le sépare du département de l'Ardè- 
che. Ses limites sont naturelles ou conventionnelles, c'est-à- 
dire tracées, sans tenir compte des obstacles naturels tels que 
les montagnes, les rivières ou les ruisseaux. Les principales 
limites naturelles sont le Rhône, du nord au sud du départe- 
ment, pendant 125 kilomètres, sur toute la frontière de l'ouest; 
au nord, le Dolon et le ruisseau de Derroie (6 kil.) ; l'Isère 
(7 kil.), la Bourne (10 kil.), la Vernaison (4 kil.); et de nou- 
veau la Bourne (5 kil.) ; à l'est, une ligne sinueuse, d'un déve- 
loppement d'environ '140 kil., longeant une série de crêtes 
dont la plus élevée, la crête des Aiguilles, a 2405 mètres d'al- 
titude; l'Aygues et l'Armalaude, sur une longueur de 7 kilo- 
mètres ; enfin, au midi, une autre ligne de crêtes moins 
élevées et le Toulourenc (8 kil.). 

Sa superficie est de 652 155 hectares : sous ce rapport, c'est 
le 30 e département de la France ; en d'autres termes, 29 sont 
plus vastes. 

Il s'étend surtout en longueur, du nord-ouest au sud-est. La 
plus grande ligne que l'on puisse tirer sur son territoire, de 
Saint-Rambert-d'Albon à l'extrémité méridionale de la com- 
mune de Montfroc, est, à vol d'oiseau, de près de 150 kilomè- 
tres. Sa largeur varie beaucoup : elle est de 25 kilomètres 
à la hauteur de Tain, de 50 sous le parallèle de Valence, de 
près de 90 sous celui de Saillans (largeur maxima) et de 60 
enfin sous celui de Grignan. Son pourtour, en ne tenant pas 



PHYSIONOMIE GÉNÉRALE. 5 

compte d'une multitude de sinuosités secondaires, atteint en- 
viron 450 kilomètres. 



II. — Physionomie générale. 

Vu du sommet de Rochecourbe, le point le plus élevé du 
centre du département (1592 mètres) , le département de 
la Drôme offre un véritable chaos de montagnes qui s'abais- 
sent rapidement vers l'ouest, dans la direction du Rhône, et du 
nord au sud en suivant la pente du fleuve. L'inclinaison géné- 
rale du sol est de l'est au sud-ouest, le point le plus élevé 
(2405 mètres) étant à l'ouest de Lus, sur la limite du départe- 
ment (les monts Aiguilles), et le point le plus bas (50 mètres) 
à l'endroit où le Rhône quitte le département. Ces montagnes 
ne contiennent qu'exceptionnellement des roches primitives et 
des schistes ; elles appartiennent au calcaire jurassique. 

En général, le sol des plaines est un terrain tertiaire com- 
posé de diverses espèces d'argiles ; cependant dans les plaines 
qui bordent le Rhône on trouve des terrains diluviens ou post- 
diluviens qui sont, pour la plupart, d'une grande fertilité. 

L'aspect et la nature du territoire offrent une grande variété. 

Le département présente trois régions très-distinctes : la 
première, au nord, comprise entre le Rhône et l'Isère, est for- 
mée de plaines et de collines dont les plus élevées ne dépas- 
sent pas 550 mètres. Sa partie septentrionale est occupée par la 
Valloire, vallis aurea (Vallée dorée), terre dont le nom indi- 
dique la fertilité, ou les ruisseaux s'engouffrent, puis ressor- 
tenten rivières par des sources considérables, telles que celles 
de la Veuze, à Mantols, et celles des Claires, près de Saint-Ram- 
bert-d'Albon : ces dernières sont celles qui ramènent déiiniti- 
vement à la surface du sol pour les conduire au Rhône toutes 
les eaux visibles et souterraines de la Valloire. 

La deuxième région naturelle, qui s'étend de l'Isère, au nord, 
jusqu'à la rivière de l'Aygues, au sud, est bornée à l'ouest par 
le cours du Rhône et, à l'est du confluent de la Rourne, dans 
l'Isère, au mont Devèze prèsdeNyons, par une ligne sinueuse de 



6 DROME. 

montagnes peu élevées qui suit les contours des premiers con- 
tre-forts des Alpes : cette ligne, formée par une série de hau- 
teurs distantes du Rhône de 15 à 20 kilomètres, est brisée par 
des défilés, où les affluents du fleuve quittent les gorges et 
les vallons étroits pour s'étendre dans les plaines ou dans de 
larges vallées dominées par des montagnes peu élevées. 

La troisième région, qui comprend le bassin supérieur des 
cours d'eau à l'est, est tout à fait' montagneuse, elle embrasse 
les deux tiers du département. 

Dans la région qui avoisine le Rhône, de légères mais nom- 
breuses ondulations de terrain, surtout aux environs de 
Valence, réduisent les véritables plaines à une superficie d'une 
médiocre étendue. A Montélimar cependant, les hauteurs s'é* 
Joignent, et le sol de la plaine est presque uni du Rhône à 
Puy-Saint-Martin (24 kilomètres) et de Marsanne à Château- 
neuf-de-Mazenc (11 kilomètres). Au-dessous de Montélimar, les 
montagnes se rapprochent brusquement du fleuve qui, au 
passage du Robinet, au-dessus deDonzère, est resserré entre les 
rochers abrupts et arides deChâteauneuf-du-Rhôneet les mon- 
tagnes de l'Ardèche qui dominent la ville de Viviers. Plus bas 
encore, à Donzère, la plaine se développe entre le Rhône, 
Pierrelatte et Saint-Paul-Trois-Châteaux, s'étendant bien au 
delà des limites du département jusqu'aux rochers de Mornas 
et aux collines qui s'élèvent au-dessus du Pont-St-Esprit (Gard). 

La région montagneuse de la Drôme présente un amoncelle- 
ment confus de chaînons, tantôt parallèles, tantôt perpendicu- 
laires au cours du Rhône, qui s'élèvent de plus en plus à me- 
sure qu'ils se rapprochent des hautes crêtes du Vercors, du 
Dévoluy et de cimes presque aussi élevées qui limitent le dépar- 
tement vers le sud dans les cantons de la Motte-Chalancon, 
Remuzat et Séderon. 

Ces chaînes de montagnes, généralement composées de ter- 
rains ou de rochers d'une nature calcaire ou crayeuse, se ratta- 
chent, au nord, aux monts de la Grande-Chartreuse (qui sont 
eux-mêmes, en réalité, un prolongement du Jura) ; au sud, elles 
se relient aux chaînes arides de Vaucluse et des Rasses-Alpes. 



PHYSIONOMIE GÉNÉRALE. 7 

C'est dans l'espèce de coin que le département projette à l'est, 
entre le territoire de l'Isère, au nord, et celui des Hautes-Alpes, 
au sud, que s'élève, dans les Monts Aiguilles, la cime 
culminante de la Drôme, haute de 2405 mètres. Cette cime (le 
Signal de la Vacherie), dont un versant descend vers la Drôme 
et l'autre vers l'Isère, fait partie d'un massif de montagnes, le 
Dévoluy, qui dépend aussi de l'Jsère où il a son sommet le 
plus élevé, l'Obiou (2,79o mètres), et surtout des Hautes-Alpes, 
où se dresse le Mont-Aurouse (2,715 mètres). 

Le Dévoluy est séparé des autres chaînes de la Drôme 
par une dépression où passent le col de !a Croix-Haute 
(1,166 mètres d'altitude), la route et le chemin de fer de 
Grenoble à Marseille. Ce col met en communication le vallon 
du Buech (bassin de la Durance) et le vallon de l'Ébron 
(bassin de l'Isère par le Drac). A une vingtaine de kilomètres 
au sud-sud-est existe un autre col , le célèbre col de Cabre 
(1,180 mètres d'altitude). 

La vallée de la Drôme sépare le département en deux por- 
tions à peu près égales. Très-fertile dans sa partie inférieure, 
de Saillans au Rhône, cette vallée ne présente plus au-dessus 
qu'une série de bassins, des lits d'anciens lacs, et des gorges 
sauvages, stériles, mais sur certains points très-pittoresques 
comme aux abords de Pontaix. Au nord de la rivière de la 
Drôme, on distingue surtout les monts du Vercors et les 
monts du Royannais, remarquables par la régularité de 
leurs arêtes de grès vert, leurs grands- et leurs petits goulets, 
défilés où coule la Vernaison et admirés à juste titre parmi les 
plus pittoresques de la France, par leurs belles et vastes 
forets, la forêt du Vercors et celle de Lente. 

Les monts du Vercors ont à peine 1800 mètres d'altitude; 
cependant, tout à fait au sud, à l'est de la ville de Die, sous le 
nom de monts Glandaz, plusieurs de leurs sommets atteignent 
1,952 et 2,025 mètres. Les monts du Royannais, au sud, au 
delà des sources de la Lionne, afQuent de la Bourne, changent 
aussi de nom, .pour prendre ceux de monts d'Ambel, de pla- 
teau du Chaffal. A leurs pieds naissent plusieurs affluents 



8 DROME. 

assez importants do la Drôme, notamment la Gervanne, célè- 
bre par ses défilés et par sa belle cascade de la Druise (40 mè- 
tres de hauieur), située dans un abîme entouré de rocs recou- 
verts de verdure. 

Au sud de la Drôme, jusqu'au cours de l'Aygues, les massifs 
de montagnes contrastent par leur désordre apparent avec la 
régularité des chaînes paraljèles du Yercors et du Royannais, 
au nord, et de celle du Ventoux au sud. Les groupes les plus 
remarquables de cette région sont : la montagne aux trois 
becs de Rochecourbe, avec sa double li<me de rochers admira- 
blement escarpés, nus et semblables à des bastions, à des 
tours, qui enferment de toute part une admirable et pitto- 
resque vallée connue sous le nom de forêt de Saon, longue de 
12 à 15 kilomètres, large sur un point de 2 à 5 kilomètres. La 
montagne de Couspeau (1,546 mètres), dont la pointe sud tou- 
che au mont Angèle (1 ,608 mètres) et au Miélandre (1,450 mè- 
tres), forme avec ces deux sommets les points culminants qui 
séparent les bassins de quatre rivières : la Drôme, le Rou- 
bion, l'Aygues et le Lez. Au pied du Miélandre, s'ouvre l'ad- 
mirable gorge de Trente-Pas, par laquelle on entre dans la 
vallée de l'Aygues, dont l'aspect est à peu près semblable à 
celui de la vallée de la Drôme, mais qui prend un caractère 
provençal, au moins à partir de Nyons. Au-dessous de cette ville, 
la vallée est large et fertile ; au-dessus, surtout près de Ville- 
perdrix et de Sahune, le torrent court dans de sauvages défilés. 

Entre la rive gauche de l'Aygues et les frontières des Hautes- 
Alpes, des Basses-Alpes et de Vaucluse, s'étendent des chaînons 
de montagnes orientés de l'est à l'ouest et parallèles au Ven- 
toux, dont la croupe énorme, haute de 1,912 mètres, ferme 
l'horizon vers le sud. La principale vallée de cette partie du 
département est celle de l'Ouvèze. Les montagnes y sont moins 
élevées que celles du nord, mais dans les hautes vallées dont 
les torrents se dirigent vers le Buech et la Durance, on ren- 
contre encore des sites arides et sauvages, des gorges tourmen- 
tées, et des rocs escarpés en harmonie avec la partie centrale 
et septentrionale du département. 




3 
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« 



'9 
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— 



10 DROME. 



III. — Cours d'eau. 



Le département de la Drôme appartient tout entier au bassin 
du Rhône. Ses eaux, s'écoulent en général de l'est à l'ouest, 
soit directement dans le fleuve, soit par de grandes rivières 
et, pour une portion infime, par la Durance, qui n'appartient 
pas au département. 

Le Rhône, le fleuve le plus abondant et le plus rapide de 
la France, n'en est pas le plus long : cet honneur appartient 
à la Loire, qui a un cours de plus de 1,000 kilomètres, tandis 
que le Rhône n'en a que 812, dans un bassin de 9,780,000 hec- 
tares (celui de la Loire couvre près de 12 millions d'hectares). 

Ce beau fleuve ne naît point en France ; il a sa source en 
Suisse, dans le canton du Valais, au pied de montagnes qui ont 
de 3,000 à 5,600 mètres d'altitude et qui portent d'immenses 
glaciers. Il sort avec une grande abondance à 1,755 mètres 
au-dessus de la mer, de l'extrémité inférieure de celui de ces 
glaciers auquel il a donné son nom. Il descend par la vallée du 
Valais, où il reçoit les eaux de 105,727 hectares de glaciers, 
se jette dans le lac Léman à 570 mètres et en sort à Genève 
même, rapide comme une flèche et d'une couleur bleue 
particulière, dont lu science n'a pas encore pu découvrir la 
cause. Au-dessous de Genève, il reçoit l'Arve, qui lui apporte 
toutes les eaux de la chaîne du Mont-Blanc et de la vallée de 
Sixt, puis il entre en France, département de l'Ain (rive 
droite), par 540 mètres d'altitude, un peu au-dessus de Col- 
longes. 

Le Rhône ne traverse en France aucun département, mais 
il en longe onze, qu'il sépare les uns des autres : cinq bordent 
sa rive droite, l'Ain, le Rhône, la Loire, l'Ardèche, le Gard ; 
six. sa rive gauche, la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère, la 
Drôme, Yaucluse et les Rouches-du-Rhône. Il s'ouvre d'abord 
un étroit passage entre le Jura (le Credo) et les montagnes cal- 
caires de la Savoie (le mont Yuache) : au fort de l'Écluse, à la 
Perte du Rhône (le fleuve aujourd'hui n'y disparaît plus sous 



COURS D'EAU. 11 

les rochers- de son lit depuis que les ingénieurs les ont fait sau- 
ter), à Malpertuis, et sur d'autres points, il est tellement res- 
serré qu'il se réduit aux proportions d'un petit torrent ; 
à Malpertuis, par exemple, sa largeur ne dépasse pas 6 mètres, 
mais à peine a-t-il quitté ces défilés qu'il s'élargit dans 
une vallée où il change constamment de lit. En deçà de 
Lyon, il coule en moyenne à l'onest-sud-ouest ; à Lyon, où 
il se grossit de la Saône, il tourne droit au sud et garde cette 
direction jusqu'à la mer. De Lyon à la Méditerranée, il baigne 
Vienne, et, dans le département qu'il sépare de celui de l'Ar- 
dèche sur une longueur de 125 kilomètres et dans lequel il 
entre par 154 mètres d'altitude, il rencontre Saint-Rambert- 
d'Albon, Saint-Vallier, Tain, Valence, Loriol , Montélimar, 
Donzcre et Pierrelatte, longeant tantôt le pied de collines qui 
portent des vignobles célèbres, tantôt, comme à Montélimar, 
des plaines fertiles. Grossi de l'Isère en amont de Valence, il 
atteint bientôt le midi du département, où il coule au pied de 
collines sur lesquelles croît déjà l'olivier. Puis, quittant le 
département au-dessous de Pierrelatte, par 54 mètres d'al- 
titude, il passe à Avignon, où il reçoit la Durance, et atteint 
enfin Arles. En amont de cette ville il se divise en deux bran- 
ches, le Grand-Rhône et le Petit-Rhône, qui enferment entre 
elles 75,000 hectares d'étangs, de levées, de terres fertiles 
mais insalubres : on nomme ce delta la Camargue. 

Le Rhône verse à la Méditerranée une masse d'eau considé- 
rable, évaluée à 504 ou 550 mètres cubes par seconde à l'étiage, 
à 1,718 ou 2,605 en moyenne. Ses crues sont terribles : elles 
entraînent 12,000 mètres cubes à la seconde. La rapidité de 
son cours et les accidents de son lit en rendent la navigation 
difficile, mais de grands travaux en cours d'exécution doivent 
améliorer enfin ce regrettable état de choses. 

Le Rhône reçoit sur le territoire de la Drôme ou hors du ter- 

m 

ritoire de ce département, les cours d'eau suivants, qui le tra- 
versent ou lui servent de limites : le Dolon, les Claires, lcRancel, 
la Galaure, l'Isère, la Véoure, la Drôme, la Tessonne, la Leyne, 
le Roubion, la Riaille, la Rerre, le Lauzon, le Lez, l'Aygues, 



12 DROME. 

rOuvèze, et le grand Buech, dont les eaux arrivent au Rhône 
par l'intermédiaire delà Durancc. 

Le Dolon (58 kilomètres de longueur), qui sort d'un étang 
situé près de Pommiers (Isère), sépare pendant 6 kilomètres 
le département de la Drôme de celui de l'Isère ; entre autres 
cours d'eau, il reçoit la Derroie, qui sert aussi de limite à 
ces deux départements et tombe dans le Rhône à 2,500 mè- 
tres en amont de Saint-Rambert. 

Les Claires sont formées par YOron, la Veuze et le ruis- 
seau des Collières. Elles se jettent dans le Rhône à d 00 mè- 
tres de Coineau après avoir passé sous le pont de Saint-Ram- 
bert. L'Oron naît à côté de la ligne de Saint-Rambert à Gre- 
noble, à la base de la colline de Beaufort (370 mètres), de 
sources très-nombreuses jaillissant dans 120 hectares de ma- 
rais et provenant des infiltrations de la Valloire. 

Le Bancel n'a que 20 kilomètres. Il naît au sud de Lens- 
Lestang, passe au-dessous d'Albon, à Saint-Romain et tombe 
dans le Rhône à Andancette. 

La Galaure, dont le cours atteint 56 kilomètres, naît à 
5 kilomètres de Roybon (Isère) et, accrue de plusieurs ruis- 
seaux, entre dans la Drôme à 5 kilomètres en amont du Grand- 
Serre, reçoit le Galaveyson, baigne Hauterives, puis, grossie de 
la Vermeille, traverse les pittoresques défilés de Rochetaillée 
et se jette dans le Rhône à Saint-Vallier. 

L'Isère est une des rivières les plus considérables de la 
France, la première à l'étiage après le Rhône, bien qu'elle 
n'ait pas même 500 kilomètres de cours. Elle descend des gla- 
ciers qui dominent le col du Mont-Iseran, groupe de monta- 
gnes de 5,000 à 4,000 mètres, situé en Savoie, entre la France 
et l'Italie. A Val-de-Tignes, premier village de la vallée, l'al- 
titude de son lit est de 1,849 mètres. Accrue de l'Arc, elle 
entre dans le département de l'Isère, baigne Grenoble, reçoit 
leDrac et contourne le beau promontoire du Bec-de-l'Échaillon. 
Là sa vallée s'élargit. Elle passe non loin de Tullins et de 
Saint-Marcellin et, après s'être accrue de plusieurs autres cours 
d'eau, elle entre, au point où elle reçoit la Rourne, par 



COURS D'EAU. 13 

1 15 mètres d'altitude, dans le département de la Drôme, lui 
sert de limite jusqu'au-dessous d'Eymeux, sépare Romans de 
Bourg-de-Péage et, après 59 kilomètres de cours dans le dé- 
partement, tombe dans le Rhône au-dessous de la Roche-de- 
Glun, par 107 mètres d'altitude. 

Aux plus basses eaux connues, au fort de l'hiver, l'Isère 
roule encore 64 mètres cubes d'eau et demi par seconde devant 
Grenoble et 105 au-dessous du Drac. Cette rivière, navigable 
officiellement pendant 165, kilomètres, de Montmélian (Sa- 
voie) au Rhône, porte en réalité très-peu de bateaux à eause 
de l'irrégularité de son lit et de la rapidité de son courant. 
Dans ses grandes crues, elle roule environ 1 ,000 mètres cubes 
par seconde. 

L'Isère reçoit dans le département plusieurs cours d'eau 
peu importants : le ruisseau du Loup et la Savasse, affluents 
de gauche, l'Herbasse et la Veaune, affluents de droite. Le 
ruisseau du Loup (6 kilomètres de cours), qui naît près des La- 
giers, par 505 mètres d'altitude, tombe dans l'Isère au-dessous 
du Port-d'Ouvey. — La Savasse sort de- la forêt de Thivolet 
(554 mètres) et, accrue du Bagnol, passe à Peyrins ; après 28 ki- 
lomètres de cours, elle se jette dans l'Isère à Romans. — L'Her- 
basse, dont le cours est de 45 kilomètres, naît à 2 kilomètres 
au sud de Roybon (Isère), par 596 mètres d'altitude, à 4 kilo- 
mètres et demi au nord-est de Montrigaud, entre dans la 
Drôme, y baigne Onay, Crépol, reçoit la Limone, passe à 
Marges, à Saint-Donat, et, accrue du Merderet, se jette dans 
l'Isère près des Clermonts. — La Veaune, qui a 12 kilomètres 
de cours, naît près de Marsas, dans des collines de 256 mètres 
et tombe dans l'Isère au-dessous de Reaumont-Monteux. — La 
Bourne, affluent de, gauche de l'Isère, a 40 kilomètres de 
cours. Elle naît à un peu plus de 1,000 mètres d'altitude, 
dans les monts de Lans (Isère). Elle touche à la Drôme à 
Pont-en-Royans (Isère), d'où part le canal d'irrigation de la 
Bourne ( 7 mètres cubes d'eau par seconde ) ; là elle coule 
dans un abîme où elle reçoit la Vernaison; plus bas, accrue de 
la Lyonne, elle baigne Saint-Nazaire et tombe dans l'Isère au 



14 DROME. 

Port-de-Rochcbrune : La Vernaison (55 kilomètres de cours) 
naît au bas du col de Rousset et du sommet de la Nève 
(1,658 mètres), baigne Rousset, la Brcttière, Saint-Aignan 
où elle se grossit des eaux vomies par la caverne de la Luire, 
traverse les gorges des Grands-Goulets, la vallée d'Echevis, 
le défilé des Petits-Goulets et atteint la Bourne à Sainte-Eu- 
lalie ; la Lyonne (25 kilomètres de cours) a ses sources sur le 
Touleau (1,585 mètres), passe à Bouvante-Haut, se perd dans 
des prairies, reparaît plus abondante, et, grossie du Léoncel, 
baigne Saint-Martin-le-Colonel, Oriol-en-Royans , Saint-Jean- 
en-Royans, reçoit le Cholet, accru sans doute du Brudour, 
dont les eaux se perdent dans des gouffres ou scialets, laisse 
à gauche Saint-Thomas, au-dessous duquel elle se perd enfin 
dans la Bourne. 

La Véoure (40 kilomètres de cours) descend des pentes qui 
dominent Peyrus (1,150 à 1,251 mètres), reçoit la Lioure, 
baigne Chabeuil, s'accroît de plusieurs ruisseaux (YÉcoutay, 
qui passe à Beaumont-lès-Valence ; le Guimand; le Péto- 
chin, qui vient de Montmeyrand et de Monteléger), passe 
au nord-est d'Étoile, reçoit l'Ozon qui vient d'Ambonil et se 
jette dans le Rhône en face du confluent de l'Ërieux. 

La Drôme, dont le cours tout entier dans le département 
est de 118 kilomètres, est une rivière importante dont la 
source (la Font-de-Drôme) est au pied du presbytère de la 
Bâtie-des-Fonds, canton de Luc-en-Diois. Elle passe à Valdrôme, 
traverse un large bassin où viennent aboutir sept vallées et, 
grossie des torrents -qui les arrosent, elle se dirige vers le 
nord-ouest , en suivant une vallée bordée de montagnes ari- 
des mais pittoresques ; puis, après avoir dépassé le torrent 
de la Maravelle, ses eaux coulent pendant plusieurs kilomè- 
tres entre deux digues qui élèvent sensiblement son lit au- 
dessus du fond de la vallée ; elle laisse à gauche Gharens e 
Beaumont. Bientôt elle s'engage dans un étroit défilé où ses 
eaux, arrêtées par un éboulement de la montagne, forment 
deux lacs d'une superficie totale de 500 hectares, dont le 
dessèchement, entrepris en 1788, n'est pas encore terminé. La 



COURS D'EAU. 15 

Drônie franchit ensuite le Claps, digue de 800 à 900 mètres 
de longueur formée par cet éboulement, du haut de laquelle 
elle tombe en formant deux cascades qui offrent un beau 
spectacle quand les eaux sont abondantes. Elle baigne Luc, 
Recoubeau, Molières, Die où, coulant vers l'ouest, elle redes- 
cend bientôt vers le sud à Sainte-Croix, passe à Pontaix dans 
une gorge étroite au delà de laquelle sa vallée s'élargit jusqu'à 
Vercheny, dominé par des montagnes de forme étrange (le Roc 
de Rarry, 1,115 met.); puis, reprenant sa course vers l'ouest, 
elle entre de nouveau dans une gorge étroite et tortueuse, 
baigne Saillans, Aubenasson, Mirabel-et-Rlacons, Aoust, atteint 
Crest, où son large lit se déroule dans une magnifique vallée, 
et, longée par le chemin de fer de Livron à Crest, elle laisse à 
gauche Chabrillan et Grane, Allex à droite, passe non loin de 
Livron et tombe dans le Rhône à deux kilomètres au-dessus du 
Pouzin (Ardèche), par 95 mètres d'altitude. 

Les affluents de la Drôme sont : les ruisseaux du Ronchet, 
du Clos-Long, du Villard, de Juillanne, du Col-de-Rossas, la 
Maravelle, le torrent de Niéregourzine , le Rif de Miscon, 
la Réoux, le Blanchon, leBarnavette, l'Ësconnavette, leRez, les 
ruisseaux de Beaufayn, de Valcroissant, de Meyrosse, la Sure, 
les ruisseaux de Barsac, d'Aurel, la Roanne, le ruisseau de 
Contècle, le Riousset, le Charsac, la Gervanne, la Scie, la 
Lozière, la Saleine, le Merdaric, la Riaille et la Grenette. 

Le Ronchet (rive gauche) naît près du sommet du mont de 
Laup-Duffrc (1,759 met.) et se jette dans la Drôme au-dessous 
de Chaylard. — Le Clos-Long (rive droite) descend du sommet, 
de Laup (1,528 mètres) et, grossi du Freycinet, se jette dans la 
Drôme peu au-dessus de Valdrôme. — Le Villard (rive droite) 
naît aussi sur les flancs du Laup et a son confluent à Val- 
drôme. — La Juillanne (rive gauche) descend du mont de 
Peyre-Grosse (1,550 mètres) et se jette dans la Drôme à Val- 
drôme. — Le ruisseau du Col-de-Rossas (rive gauche) naît sur 
le flanc sud du mont deTarsimoire (1,543 mètres) et atteint la 
Drôme^à Valdrôme. — La Maravelle (rive droite) naît sur les 
flancs ouest du Rigaud (1,579 mètres), passe à la Bàtie-Cré- 



10 DUOME. 

mezin, à Foureinet, reçoit à Beaurières la Chauranne, et se 
jette dans la Drôme en face de Charens. — Le Nléregourzinc 
(rive gauche; cours, 5 kilomètres), ruisseau, descend du mont 
de la Pigne (1,432 mètres), passe à Beaumont et se perd dans 
la Drôme au hameau des Côtes. — Le Rif(rvre droite; cours, 
6 kilomètres) naît au-dessus de Miscon et se perd dans le lac 
formé par la Drôme au barrage du Claps. — La Béoux (rive 
gauche; cours, 7 kilomètres) naît sur la montagne de Boute- 
nard (1,525 mètres), et, grossie de YAmantière qui passe à 
Jonchères et du ruisseau de Gaudissart, baigne Poyols et se 
perd dans la Drôme au-dessous de Luc, par 547 mètres d'alti- 
tude. — Le Blanclion (rive droite; cours 7 kilomètres), nommé 
aussi le Lazeran, se jette dans la Drôme en amont de Becou- 
beau. — Le Bez (rive droite; cours, 25 kilomètres), le 
plus considérable de ses affluents , naît sur la montagne de 
Toussièrc (1,919 mètres), sur la limite du département de 
l'Isère, passe à Glandage où il porte le nom de ruisseau de la 
Vierre, reçoit la Grimone qui descend du col de Vente-Cul, et, 
grossi de la Borne, torrent qui vient du Mont-Jocon (2,056 mè- 
tres) un des points les plus élevés du département, passe au 
sud de Creyers où il porte le nom de Gaz, reçoit le Merleret 
uni au Boule; à Mensac, point où il devient flottable, il reçoit 
YArchiane qui, doublé du Sayremont, contourne les monts 
Glandaz d'où il sort, arrose Chàtillon, s'accroît des ruisseaux 
des Boidans, de Rafignat et tombe dans la Drôme en face de 
Montmaur. — UEsconnavette (riye gauche; cours, 5 kilomè- 
tres) naît sur les pentes, qui dominent Montmàur et se perd 
dans la Drôme en face du Bez. — Le Beaufayn (rive gauche), 
ruisseau qui vient du Pas-du-Loup, se jette dans la Drôme au 
hameau d'Ançon. — Le Valcroissant (rive droite ; cours, 6 ki- 
lomètres) naît dans le Glandaz (2,025 mètres) , passe près 
des ruines de l'abbaye de ce nom et se perd dans la Drôme à 
Molières. — La Meyrosse (rive droite; cours, 12 kilomètres) 
naît au Pas-des-Écondus (1 ,726 mètres), baigne Die où elle a son 
confluent, — La Sure (rive droite; cours, 16 kilomètres) naît 
sur les pentes de la montagne de Montuez (1,710 mètres), ar- 



COURS D'EAU. 17 

rose la pittoresque vallée de Quint, baigne Saint-Julien, Saint- 
Andéol, Vachères et tombe dans la Drôme au pied du rocher de 
Sainte-Croix. 

Les ruisseaux de Barsac, à'Àurel, de la Siare, sortis des 
pentes qui dominent la rive gauche de la Drôme, s'y jettent en 
amont de Vercheny. — La Roanne (rive gauche; cours, 54 kilo- 
mètres) naît au pied du Mont-Angèle (1,605 mètres), passe à 
(iumianc, Merlet, reçoit les ruisseaux du Trébou, de Bour* 
nieux y baigne Saint-Nazaire-le-Désert et, grossie de la Brette et 
de YÂucelon, reçoit la Courance qui vient de la Chaudière; arrose 
Saint-Benoît, reçoit le ruisseau de Colombe et se jette dans la 
Drôme au-dessous de Vercheny. — Le Contècle (rive gauche; 
cours, 8 kilomètres) nait au pied de Rochecourbe (1,592 mè- 
tres), passe à Test de Chastel-Arnaud et atteint la Drôme au- 
dessus de Saillans. — Le Riousset (rive droite ; cours de 7 kilo- 
mètres) passe à Véronne et tombe à Saillans dans la Drôme. 
— 'L&Charsaç (rive droite), est un ruisseau peu important qui, 
uni au Sauzet, se jette dans la Drôme en amont de Mirabel-et- 
Blacons. — La Gervanne (rive droite ; cours, 50 kilomètres) 
prend sa source au pied du col de la Bataille, entre la mon- 
tagne deToulcau et celle de Léoncel, traverse les gorges d'Om- 
blèze, forme au Plan-de-Baix la cascade de la Dniise, haute 
de 40 mètres, reçoit le torrent de Chaffal qui tombe par la 
cascade de la Pissoire, la Sepi qui passe à Eygluy, la Ghabrière, 
les sources delà Bourne et du Sarzler, le Ruidoux, la source 
des Fontainieux, l'une des plus abondantes du département, 
et se jette dans la Drôme au-dessous de Blacons. — La Scie 
(rive gauche ; cours, 11 kilomètres) descend du rocher de l'Aigle 
et se jette dans la Drôme à Aouste. — La Lozière (rive droite ; 
cours, 7 kilomètres) naît dans des collines à l'est de Vaunaveys 
et se jette dans la Drôme en amont de Crest. — La Saleinç, 
le Ncnlaric, qui passe à Eurre, et la Riaille, affluents de droite, 
tombent dans la Drôme entre Crest et Allex. — La Grenettr 
(rive gauche; cours, 9 kilomètres), qui vient de la Roche-sur- 

Granc, a son embouchure en face d'Aliex. 
n , • i ... j • 

La Tessnnne (cours, jO kilomètres) naît dans la forôt de 



18 DROME. 

Marsanne, baigne Mirmande, et a son confluent dans le Rhône 
en amont des Tourrettes. 

La Leyne naît à peu de distance de Condillac et se jette 
dans le Rhône à la station de Lachamp-Condillac. 

Le Roubion (cours, 68 kilomètres) naît au pied du col ouvert 
entre le Mont-Angèle et le Mont-Miélandre, passe à Bouvières, 
Bourdeaux, Soyans, Pont-de-Barret, Manas, Gharols, Saint- 
Gervais, Bonlieu, Montélimar et se jette dans le Rhône en lace 
du Teil, par 65 mètres d'altitude. 11 reçoit: au-dessous de 
Crupies , le Soubrion, qui passe aux Tonils et sort du pied 
de la montagne de Couspeau (1,518 mètres); au-dessous de 
Bourdeaux, la Bine, qui naît au col de la Chaudière et passe 
à Bezaudun ; à Saou, le ruisseau de Vèbre, né dans la forêt 
de Saou ; à Manas, la Rimandoule, qui passe à Truinas, Fé- 
lines et Rochebaudin ; à la Laupie, la Lancelle, qui vient de 
Roynac ; à Montélimar, le Jabron (cours, 56 kilomè(res), qui 
naît à Comps, baigne Dieulefit où il se grossit du ruisseau de 
Faux, passe à la Bégude où il reçoit la Brive, baigne Puygiron, 
et, accru delà Cilelle et du Vermenon, se jette dans le Roubion. 

La Riaille naît au nord d'Allan et a son embouchure en 
amont de Châteauneuf-du-Rhône. 

La Berre (cours, 52 kilomètres) naît dans le bois de Tauli- 
gnan, passe à la Salle, aux Granges-Gontardes et tombe dans 
le Rhône en amont de Pierrelatte. 

Le Lauzon (cours, 21 kilomètres) naît à Solérieux, sort du 
département au-dessous de Saint-Restitut, où il reçoit le ruis- 
seau qui sert d'écoulement à Y étang de Lestagnole, entre dans 
le département de Vaucluse et tombe dans le Rhône en face 
du confluent de l'Ardèche. 

Le Lez (cours, 75 kilomètres) naît au-dessus de Teyssières, 
dans la montagne de la Lance (1 ,540 mètres), reçoit le Cordier, 
la Veysanne qui vient de Vesc, passe à Montjoux, à Réconne, 
sépare le département de la Drôme de celui de Vaucluse au- 
dessous de Taulignan jusqu'à Grignan; passe à Chamaret, à 
Montségur où il reçoit la Couronne grossie du Pégue et du 
Rieamaud nés dans la Drôme sur le versant ouest de la Lance, 




M 

VJSti 



20 broue. 

puis baigne la Baume-de-ïransit, reçoit le ruisseau du Bouchée, 
baigne Suze-la-Rousse, entre dans le département de Vaucluse, 
arrose Bollène et tombe dans le Rhône au-dessus de Mornas. 

L'Aygues (cours, 100 kilomètres), torrent qui roule sou- 
vent une masse d'eau considérable, naît au pied des bois de 
Laux-Montaux, à 1,000 mètres environ d'altitude, sort immé- 
diatement du département de la Drôme pour passer dans celui 
des Hautes-Alpes où il reçoit l'Esclate ; bientôt tournant vers 
l'ouest, il rentre dans la Drôme à Montferrand où il sépare 
la Drôme des Hautes-Alpes ; passe à Yerclause, Pelonne, au- 
dessous de Remuzat, à Saint-May. Sahune, Curnicr, aux Pilles, 
à Nyons. A partir de Nyons, la vallée s'élargit ; le lit de l'Aygues 
devient très-large et se dirige vers le sud-ouest, où, en aval 
de Yinsobres, il sépare le département de la Drôme de celui 
de Vaucluse. Au-dessous de Tuletle, par 127 mètres d'alti- 
tude, il entre définitivement dans Vaucluse, passe non loin de 
Sainte-Cécile, Sérignan, et, laissant Orange à 2 kilomètres au 
sud, il tombe dans le Rhône en face de l'île du Colombier. 

Les cours d'eau que l'Aygues reçoit dans le département sont : 
l'Armalaude, les ruisseaux de Marcijaye, de Sernane, de Bau- 
don, de Chatusse, l'Ouïe, le Léoux, l'Ennuyé, le Rieu, le 
Bentrix, le ruisseau de Bordette, le Suffie, la Sauve, le Cou- 
riançon, le Rieussec, le ruisseau de la Garde. 

L'Armalaude (rive gauche; cours, 8 kilomètres) sort de 
Laux-Montaux comme l'Aygues qui le reçoit en amont de Mont- 
ferrand. — Le Marcijaye (rive gauche) sorti du versant est du 
Vanige (1595 mètres), a son embouchure en-dessous de Mont- 
ferrand. — Le Sernane (rive gauche; cours, 5 kilomètres) naît 
entre Lemps et Bellecombe, et a son embouchure en face de Ver- 
clause. — LeBaudon (rive droite; cours, 6 kilomètres), dont le 
cours est dans les Hautes-Alpes, a son embouchure dans le dépar- 
tement de la Drôme à Verclause. — Le Chatusse (rive droite; 
cours, A kilomètres) de la Drôme se jette dans l'Aygues au pont 
de Verclause. — M Ouïe (rive droite ; cours, 55 kilomètres) 
naît dans les Hautes-Alpes sur le versant sud de la montagne 
de Laup-Dnffre (1759 mètres), arrose la riante vallée de Mont 




a 
c 



22 DROME. 

morin, baigne Bruis, Charcc où il entre dans la Drôme, y 
reçoit YEstablet qui vient de Bellegarde et d'Establet, le Pom- 
merol qui descend du pertus entre la montagne de Raton 
(1475 mètres) et celle del'Archier (1459 mètres), le Rif qui 
baigne Cornillon et dont le confluent est à la Motte. Puis l'Ouïe, 
grossi du Cénas, arrose Remuzat, où il se jette dans l'Aygues. 

— Le Léoiix (rive droite; cours, 6 kilomètres) vient d'Ar- 
mayon et tombe dans l'Aygues à Saint-May. — L'Ennuyé 
(rive gauche; cours, 19 kilomètres) sort du Vanige, passe au 
sud de Saint-Sauveur, baigne Sainte-Jalle, Arpavon et se jette 
dans l'Aygues à Gurnier. — Le Rien (rive gauche ; cours, 7 ki- 
lomètres) tombe dans l'Aygues au-dessous de Curnier. — Le 
Bentrix (rive droite; cours, 10 kilomètres) sort du pied du Mont- 
Angèle, passe à Ghaudebonne, se grossit du torrent de Trente- 
Pas qui coule dans l'étroite et pittoresque gorge de ce nom, 
passe entre Eyroles et Condorcet et a son confluent aux Pilles. 

— La Bordette (rive gauche; cours, 6 kilomètres), ruisseau 
qui vient de Ghàteauneuf-de-Bordette, atteint l'Aygues au-des- 
sous des Pilles. — Le Suffie (rive droite ; cours, 5 kilomètres), 
grossi du Cougoir, a son embouchure à Aubres. — La Sauve 
(rive droite ; cours, 11 kilomètres) naît au Col-Lachaud (1098 
mètres), à l'est de la Lance, passe à Venterol et atteint l'Aygues 
au-dessous de Nyons. — Le Rieussec (rive gauche) et le Cou- 
riançon (rive droite) ont leur embouchure au-dessus de Vin- 
sobres. — La Garde (rive gauche), ruisseau qui passe à Mira- 
bel, tombe dans l'Aygues en face de Vinsobres. 

L'Ouvèze dont Te cours atteint 95 kilomètres, n'appartient, 
comme l'Aygues, à la Drôme que par sa partie supérieure. 
Elle descend de la montagne de Chamouse (1555 mètres), bai- 
gne Montauban, Montguers, Saint-Aùban, Sainte-Euphémie, 
Vercoiran, tourne vers le sud, baigne le Buis, Pierrelongue, 
Mollans. Peu après, elle entre dans le département de Vaucluse, 
passe à Vaison, court de nouveau vers le sud et se jette àSor- 
gues dans la rivière de ce nom, née de la fontaine de Vau- 
cluse, qui porte ses eaux dans le Rhône. 

Les cours d'eau que l'Ouvèze reçoit dans le département 



COURS D'EAU. 23 

sont : les ruisseaux de Cramy ; de Tournège, VEntane (rive 
droite), qu'elle reçoit entre Montauban et Saint-Auban; le 
Menon (rive gauche; cours, 12 kilomètres), qui, grossi de 
YAlauzon, tombe dans l'Ouvèze au Buis ; le torrent qui vient 
d'Eygaliers (rive droite) ; VAigues-Marse (rive droite; cours, 
15 kilomètres), qui naît au nord de la Beaume-Noire (971 mè- 
tres), baigne Ollon, Bénivay et, grossi à Propiac du Beauvoisin, 
se jette dans l'Ouvèze à sa sortie du département ; le Thou- 
lourenc (rive gauche; cours, 45 kilomètres), qui a sa source 
dans la montagne de Bue (1242 mètres), commune d'Aulau 
qu'il baigne, passe à Montbrun où il reçoit YHanary, à 
Reilhanette au-dessous duquel il entre dans Vaucluse où il 
arrose Savoillans, Brantes, Saint-Léger, et, après avoir séparé 
les deux départements pendant 8 kilomètres, tombe dans 
l'Ouvèze en face de l'Aigues-Marse. 

La Durance importante rivière qui naît dans le dépar- 
tement des Hautes-Alpes, ne touche en aucun point de son 
cours, qui est de 380 kilomètres, le département de la Drôme; 
mais elle reçoit les eaux d'une petite partie de son territoire* 
Le bassin de la Durance est de 1,540,000 hectares, son 
débit minimum de 50 à 40 mètres cubes d'eau par seconde; 
elle roule 90 mètres cubes à l'étiage ordinaire, 550 aux 
eaux moyennes et 'bien près de 9240 dans les crues les plus 
terribles. 

Née d'un torrent qui descend du col du Mont-Genèvre, elle 
passe à Briançon, Embrun, Sisteron où elle reçoit le Buech et 
entre définitivement dans le département des Basses-Alpes où 
elle se grossit de nombreux et importants cours d'eau, entre 
autres le Jabron qui touche au département de la Drôme. Après 
avoir quitté les Basses-Alpes, elle sépare le département de 
Vaucluse de celui des Bouches-du-Bhône , baigne, dans une 
large et fertile vallée, Pertuis, Orgon, Gavaillon et se jette dans 
le Rhône au-dessous d'Avignon. 

Le Buech (cours 90 kilomètres), affluent de droite de la Du- 
rance, appartient à la Drôme par sa source et trois de ses tribu- 
taires : le Lunel, le Céans, la Méouge. 11 a sa source sur le 



21 dko:»ie. 

flanc ouest du pic de Costebelle (2580 mètres) commune de 
Lus. Après avoir quitté Lus, il sort définitivement du dépar- 
tement de la Drôme pour entrer dans celui des Hautes-Alpes, 
court directement vers le sud, baigne Aspies-lès-Veynes, 
Serres et se jette dans la Durance à Sisteron. 

Le Lunel, le premier des affluents du Buech ; appartient en 
entier à la Drôme; il vient du col de la Croix-Haute et a son 
embouchure au-dessous de Lus. 

Le Céans sort du flanc nord de la Clamouse (Drôme), passe 
à Laborel, entre dans les Hautes-Alpes où il atteint le Buech en 
amont de Laragne. — La Méouge naît à l'est de Séderon, qu'elle 
baigne et au-dessous duquel elle reçoit la Combe, qui vient de 
Villefranche, puis plus bas l'Izon qui baigne Izon et Eygalayes; 
passe enfin à Lachau où elle s'accroît de la hauzence venue 
des Hautes-Alpes et, quittant le département, tombe dans le 
Buech en face de Mison. 

Le Jabron (cours 56 kilomètres), affluent de droite de la 
Durance, naît sur le versant nord du Negron (1401 mètres), au 
sud de Séderon, entre immédiatement dans les Basses-Alpes, 
passe aux Omergues, entre de nouveau dans la Drôme au-des- 
sous de Montfroc où, après 800 mètres de cours environ, il 
quitte définitivement le département de la Drôme pour entrer 
dans celui des Basses-Alpes et tomber dans la Durance à 5 ki- 
lomètres au-dessous de Sisteron. 

IV. — Climat. 

A un département aussi accidenté que la Drôme on ne sau- 
rait demander une température uniforme pour tous les lieux 
habités. Entre le point où le Rhône quitte le département et 
les sommets les plus élevés des montagnes voisines de Lus-la- 
Croix-Haute, canton de Châtillon, il y a une différence de 
2555 mètres ; aussi les altitudes des villes, des bourgs, des 
villages, des hameaux y diffèrent-elles singulièrement. Les 
communes les plus élevées du département sont Montauban 
(700 mètres), Valdrôme (860 mètres), Glandage (900 mètres), 



CLIMAT. L i: 



'!,) 



Barret-de-Liourre (983 mètres), Lus-la-Croix-Haute (1()C>0 mè- 
tres). La plus basse est Pierrelàtte (52 mètres). Les quatre 
chefs-lieux d'arrondissement sont: Valence, à 125 mètres; 
Montélimar, à 120 ; Avons, à 277, et Die, à 401. 

L'hiver règne presque constamment sur les hautes cimes du 
Vercors et du Dévoluy, tandis que les villages abrités de la rive 
du Rhône et des basses vallées de ses affluents, surtout la par- 
tie méridionale du département où l'on voit déjà l'olivier, 
jouissent presque d'un printemps perpétuel. 

En somme, on peut dire que les parties élevées du pays 
participent du climat auvergnat ou limousin, et les parties 
basses et surtout méridionales du climat méditerranéen, ce- 
lui-ci essentiellement agréable, chaud, modéré, celui-là tout à 
fait froid, brusque et pénible. 

Les vents régnent d'une façon permanente, alternant le plus 
souvent du nord au sud, dans le sens de la vallée du Rhône. 
Quelques localités sont, en outre, soumises à des vents réguliers 
ou périodiques dont la cause n'est pas toujours expliquée : 
tels sont le Pontias à Nyons, qui sort journellement du mont 
Devèze et qui est sain, mais froid et souvent violent; la Ye- 
sine, aux Pilles (arrondissement de Nyons) ; le vent Solaure, 
à Saillans, etc. 

La Drôme est un des départements de la France où il pleut 
le plus, le vent du midi chassant les vapeurs qui s'élèvent de la 
mer Méditerranée vers les hautes montagnes des Alpes. Si la 
nappe d'eau qui y tombe annuellement sous la forme de pluie 
ou de neige n'était pas réduite en vapeurs par la chaleur 
solaire ou absorbée par le sol, elle atteindrait 80 centimètres 
à Valence et à Montélimar, 1 mètre à Die et 130 centimètres 
dans les montagnes où se forment la Drôme, TOule et l'Ay- 
gues, tandis que la moyenne pour la France n'est que de 
770 millimètres. 11 existe dans le département de la Drôme 
une commission départementale de météorologie et trente sta- 
tions situées dans les communes les plus importantes où sont 
observés et constatés tous les phénomènes atmosphériques 
dignes d'être consignés. 



k 2G DROME. 

V. — Curiosités naturelles, 

En décrivant les montagnes, puis les rivières de ce beau et 
pittoresque département, nous avons déjà signalé plusieurs 
de ses curiosités naturelles. D'autres sont mentionnées dans 
le dictionnaire qui termine ce volume. Moins riche en curio- 
sités que le département de l'Aidèche, où les phénomènes dus 
à l'action volcanique sont nombreux, la Drôme possède ce- 
pendant des merveilles dignes de l'admiration des touristes. 

Dans le centre se dressent les rochers de forme étrange 
qui entourent la forêt de Saou. et serpente la Drôme dont 
les eaux forment parfois des lacs où roulent dans des gorges 
profondes. Dans le nord, on remarque : les scialets, gouffres 
où se perd le Brudour; la grotte et la porte de Fond'Urle; les 
gorges d'Omblèze, où tombe la cascade de la Druise, haute de 
40 mètres ; les abondantes sources des Fontainieux, et, plus 
au nord encore, la vallée parcourue par la Yernaison, célèbre 
par les Grands et Petits Goulets, tunnels creusés dans une gorge 
étroite et profonde pour livrer passage à l'admirable route qui 
relie Pont-en-Rovans à Die. Dans la même région naissent les 
belles sources de Claires et de Mantols qui rejettent les eaux 
absorbées par la Yalloire. Dans la partie méridionale du dé- 
partement, si les sommets des montagnes sont moins élevés 
que dans le nord et le centre, si leurs formes paraissent au 
premier aspect moins déchiquetées, moins imposantes, on 
trouve néanmoins des gorges aussi pittoresques : il suftit de 
citer la gorge de Trente-Pas, et le cours supérieur de l'Aygues 
et de POuvèze, aussi riches en paysages accidentés et gran- 
dioses que le cours de la Drôme. 

VI. — Histoire. 

Le territoire compris dans le département de la Drôme 
était occupé, avant notre ère, par plusieurs tribus ou nations 
distinctes, alliées des Allobroges ou des Yoconces. Au nord- 




.2 

— 



*2N DROME. 

ouest s'étaient établis les Segalauni, avec Valence pour capi- 
tule, et leurs possessions s'étendaient, parallèlement au Rhône 
de Romans àMontéliniar. A l'ouest, au-dessous des Segalauni, 
les Tricastins possédaient Suinl-Paul-Trois-Châteaux, Pierre- 
laite, Donzère. Au sud, au centre et à l'est, ia nation puissante 
des Voconces possédait un vaste territoire qui avait Die pour 
capitale. Les Tricorii occupaient les montagnes du Buis et 
de Séderon; enfin les Vertacomicori et les Triulates, deux 
peuplades peu importantes, habitaient le nord-est du départe- 
ment. 

L'an 218 avant Jésus-Christ, les Tricastins et les Voconces 
virent Annibal traverser leur territoire et ne s'opposèrent pas 
à son passage. Moins d'un siècle plus tard, les Romains péné- 
traient jusqu'au cœur du pays : les Voconces étaient défaits 
en 125, les Allobroges en 122 dans une vaste plaine voisine 
de Châteauneuf-de-Galaurc, et, l'année suivante, les bassins de 
la Drôme et de l'Isère étaient réunis à la province romaine, 
malgré les efforts da roi des Arvernes, Bituit, accouru au 
secours des vaincus 

Sous la domination romaine s'ouvrit pour cette contrée une 
ère de prospérité. De nombreuses colonies peuplèrent les val- 
lées, alors plus fertiles et moins ravagées que de nos jours. 
Saint- Paul-Trois-Châteaux, Âugusta Tricastinorum, capitale 
du pays Tricastin, était à cette époque une industrieuse cité où 
l'on fabriquait les miroirs en cuivre poli dont faisaient usage 
les Romains ; Nyons, mentionné, par Ptolémée sous le nom de 
Neomagus, était une- bourgade importante ; d'après Pline l'An- 
cien, la ville du Buis (Âppolinarum Âllebecriorum) avait été 
fondée ; Luc, Lucus Augùsti, était une ville municipale qui 
fut dépeuplée et presque détruite par Fabius Valens, général 
de Vitellius ; Die, Dea Augusta Vocontiorum, fut une cité 
importante, comme semblent l'indiquer les ruines romaines 
qu'on y voit encore ; Valence, Julia Valencia, était la résidence 
du proconsul du pays des Cavares ; Chabeuil est, croit-on, 
l'ancienne Cezeballiaca, où Julien l'Apostat recevait, en 555, 
le commandement d'une armée chargée de repousser les bar- 



30 DROME. 

bares, dont l'invasion vint malheureusement mettre fin à cette 
prospérité croissante. • 

Dès le deuxième siècle, le christianisme faisait des prosélytes 
à Valence; mais en 574 seulement, cette ville eut le privilège 
d'avoir un évêque, alors que Die depuis près d'un siècle avait 
été érigé en évêché. 

A partir de cette époque, les invasions des barbares se suc- 
cèdent sans interruption. Astaulpbe, roi des Yisigoths, s'em- 
pare de Valence où Jovinius et Sebastianus avaient pris la 
pourpre ; il fait décapiter ces prétendants à l'empire et envoie 
leurs têtes à Honorius, leur rival (412). Les Alains (450) rem- 
placent les Visigoths, et ravagent tout le pays compris entre 
le Rhône et la Loire, qui leur avait été concédé par Aétius ; ils 
prennent Valence, mais les Burgundes seuls parviennent à s'y 
établir. Maîtres depuis longtemps déjà du bassin de la Saône, ils 
arrivent en 465 sur les bords de la Drôme , où leur auto- 
rité s'exerça librement jusqu'en 554, et même, sous la domi- 
nation franque : le royaume des Burgondes conserva son ad- 
ministration particulière jusqu'en 752. Si Valence et les pays 
environnants durent au patrice Mummol d'échapper à une 
invasion des Lombards, ils furent pillés (757) par les Sar- 
rasins; Valence, Saint-Paul-Trois-Chateaux furent livrés au pil- 
lage, et Corbus, le vingtième évêque de Grenoble, fuyant devant 
eux, se réfugia à Saint-Donat, l'ancien Jovinziacum, où avec 
les débris du temple de Jupiter il fit bâtir une église et élever 
un palais. Les pirates normands (860) descendent à leur tour 
la vallée du Rhône, pillent et incendient Valence et la plupart 
des villes de cette région. 

Le territoire de la Drôme vit l'origine du second royaume 
de Bourgogne, dans le concile de Mantaille (879),. tenu dans 
un château qui dominait la Galaure. Dans la même vallée, à 
Albon, s'éleva un peu plus tard la famille d'Albon, qui, tandis 
que des lambeaux de ce royaume éphémère (Tricastin et 
Diois) passaient aux puissants comtes de Toulouse, se créa 
plus aii nord, un vaste domaine qui devint le Daupbiné. 
Le dernier Dauphin ayant, en 1549, cédé ses états au fils du 



HISTOIRE 



31 



roi de France, le reste du département fui peu de temps après 
rattaché à la Couronne et réuni administrativement à la nou- 
velle province. Mais cette union fut souvent troublée, et jusqu'à 
Louis XI l'autorité royale y fut souvent méconnue. 




Ruines du château d'Albon. 



Si, pendant les xi e , xn e et xm e siècles, les populations n'eurent 
plusà souffrir des invasions, elles furentdécimécs par des guerres 
continuelles entre les seigneurs voisins, ou entre les comtes 
et les évoques, qui se disputaient la suprématie. Valence, qui 



52 DROME. 



tantôt avait relevé des Dauphins du Viennois, tantôt des em- 
pereurs, tomba définitivement au pouvoir de ses évêques, aux- 
quels l'empereur Frédéric I er finit par la céder. Cette cession fut 
la source d'urte lutte constante entre les comtes du Valen- 
tinois et les évêques. A la faveur de ces luttes, Valence essaya 
plusieurs fois de recouvrer sa liberté; en 1229, elle parvint à 
établir un gouvernement démocratique ; mais bientôt , par 
l'entremise du sire Basset de Crussol, elle traita avec son évê- 
que. Le premier comte du Valentinois fut Aymar, fils naturel 
de GuillaumelX, comte de Poitiers. Aymar VI (1345) , le sixième 
comte de Valentinois, céda le Diois et le Valentinois à son cou- 
sin Louis II de Poitiers, qui lui-même fit cession de ces comtés 
(1419) à Charles VII, encore Dauphin, pour la somme de 
50,000 êcus d'or. 

Le roi Louis XII fit présent à César Borgia du Valentinois 
(1498), dont Diane de Poitiers (1548) devint ensuite duchesse. 
Enfin le prince de Monaco, Honoré Grimaldi, reçut la pleine 
propriété de ce duché (1641), que Louis XIII transforma l'an- 
née suivante en duché-pairie. 

Les luttes intestines qui désolaient Valence existaient auss 
dans les villes voisines. 

La ville de Bomans, qui datait seulement du ix e siècle, 
qui, un siècle plus tard, était si florissante qu'elle expédiait 
ses produits dans les pays les plus reculés, et dont les cours- 
d'amour devenaient célèbres, fut brûlée (1135) par le comte 
de Graisivaudan, qui guerroyait contre l'archevêque de Vienne. 
Cette ville, qui possédait une charte d'affranchissement, se for- 
tifia, mais elle tomba bientôt au pouvoir du dauphin du Vien- 
nois, Humbert IL Les villes de Montélimar, Die, n'étaient pas 
plus heureuses. Montélimar, qui s'appelait Montilium (1040), 
appartenait aux seigneurs d'Adhémar d'où Monteil - Aimar. 
En 1164, un de ses comtes, Giraud-Adhémar, obtint de l'empe- 
reur Frédéric son indépendance, mais bientôt ces comtes fu- 
rent dépouillés par Rodolphe" de Habsbourg, qui inféoda leurs 
possessions au Dauphin du Viennois ; les derniers seigneurs .de 
Montélimar s'étant démis en faveur du Saint-Siège et du Dau- 




-» 



04 



4 DROME. 



phin de France , la moitié de la ville appartint au Dauphin et 
l'autre au pape. 

A Die, dès l'année 1030, l'évèquede Die et le comte de Diois 
se disputaient la suprématie; à la laveur de ces querelles, le 
peuple diois réclamait ses privilèges , se soulevait et massacrait 
l'évêque Humbert à l'une des portes de la cathédrale appelée de- 
puis porte Rouge. Le pape Grégoire X, pour faire cesser le scan- 
dale de ces luttes épiscopales, réunit l'évêché de Die à celui de 
Valence, mais ne lit que donner naissance à de nouvelles lut- 
tes. Le Diois fut enfin réuni au Dauphiné en 1404. 

Au moment où cette contrée, couverte de ruines par les 
invasions des Barbares, des Maures, des Normands, des Lom- 
bards, et ensanglantée par les querelles séculaires de ses 
évoques et de ses seigneurs, paraissait devoir jouir d'une ère de 
paix sous le sceptre des rois de France, une guerre des plus 
terribles était sur le point d'éclater. Les passions religieuses, 
renouvelant les horreurs commises par les barbares, allaient 
mettre à feu et à sang ces magnifiques vallées si fertiles et 
habitées par une population des plus industrieuses. 

La ville de Valence, que François I er avait fait fortifier et où 
il était venu s'établir pendant quelque temps pour surveiller 
Charles-Quint maître du Piémont, fut la première qui adhéra 
au protestantisme. La religion nouvelle était accueillie par- 
tout avec faveur. Parmi les seigneurs qui, dès son apparition, 
soutinrent la Réforme, nous signalerons : Dupuy de Montbrun, 
Albert Pape, Marius de Vesc, seigneur de Comps, Carita, de 
Condorcet , Nicaize ; Sauzet, Changy, Lesdiguières , etc. Le 
lieutenant général de la province, Maugiron, fut envoyé con- 
tre Valence pour arrêter les progrès du protestantisme. Les 
rigueurs qu'il exerça soulevèrent l'indignation publique, les 
protestants prirent les armes, la guerre civile commença. Les 
exigences de la politique à double face suivie par la reine mère 
l'amenèrent à confier au baron des Adrets, hardi capitaine qui 
devait s'illustrer par de sinistres exploits, la mission de sou- 
tenir les protestants ; mais déjà Dupuy de Montbrun avait 
remporté des avantages signalés contre les troupes du lieu- 




s-, 

G 
o 



56 MOME. 

tenant général de la province, la Motte-Gondrin, s'était em- 
paré de Reilhanette (1546), de Pont-en-Royans et de diverses 
autres places fortes. Battu à Mollans, Montbrun passe la fron- 
tière. La Motte-Gondrin se montra encore plus impitoyable que 
Maugiron contre les réformés de Valence; mais ceux-ci, aidés 
par le baron des Adrets, surprirent la Motte-Gondrin et, 
après l'avoir massacré, pendirent son cadavre à la fenêtre de 
sa demeure. 

Maugiron succéda à Gondrin comme lieutenant général, 
mais le baron des Adrets poursuivit le cours de ses succès. Les 
hardis capitaines Montbrun, qui était revenu de l'étranger, et 
Miribcl servaient sous ses ordres. Bientôt le baron de Gordes 
remplaça Maugiron, et la lutte continua avec des chances di- 
verses. 

La guerre civile, un instant interrompue, devint plus achar- 
née après le massacre de la Saint-Barthélémy ; cependant, grâce 
au lieutenant général de Gordes, les massacres en masse 
avaient pu être évités. Sept personnes furent égorgées à Ro- 
mans, quelques autres à Valence, et dans plusieurs loca- 
lités. A Montélimar, les magistrats emprisonnèrent les protes- 
tants pour les sauver ; mais les portes de la prison furent 
forcées par la foule à la férocité de laquelle pas une victime ne 
put échapper. 

Dès lors, la guerre devint impitoyable. Livron fut assiégé 
trois fois par Gordes, puis par Henri III et le maréchal de Belle- 
garde. Lesdiguières étant parvenu à ravitailler la place en tra- 
versant le camp des assiégeants avec une poignée d'hommes, le 
siège fut levé définitivement. 

Le redoutable Montbrun, battu plus tard par Gordes à Pou- 
taix (1575) et fait prisonnier, fut condamné à mort et exécuté. 
Mais Lesdiguières soutint longtemps encore la lutte avec avan- 
tage ; aussi déterminé que Montbrun il s'empara d'un grand 
nombre de villes, et ne mit bas les armes que lorsque, grâce 
à Henri IV, la paix fut rendue à la France. Lesdiguières, qui 
s'était illustré par tant d'exploits, s'illustra plus encore alors 
en contribuant, squs Henri IV, par sa sage administration à pa- 



HISTOIRE. 37 

cifier Je pays. Il mourut à Valence, âgé de 86 ans, en 1626. 

•Sous Louis XIII, la paix ne fut pas troublée; Richelieu or- 
donna seulement la démolition d'un certain nombre de Forte- 
resses, entre autres le cbâteau de Crest dont la tour seule lut 
épargnée. Vers la fin du règne de Louis XIV, lors de la révoca- 
tion de Tédit de Nantes, de nouveaux troubles ensanglantèrent 
le pays. Les villes si florissantes et si industrieuses de la 
Drôme, Valence, Romans, Die, perdirent plus de la moitié de 
leur population. Le duc de Savoie (1691-92), en représailles 
de l'incendie du Palatin at, ayant envahi le Dauphiné, ses troupes 
pénétrèrent jusqu'à Nyons : là elles furent arrêtées par l'héroïne 
Philis de la Tour-du-Pin, qui, ayant armé les paysans, contrai- 
gnit les troupes piémontaises à se retirer alors qu'elles s'étaient 
déjà emparées d'une partie des Baronnies. 

Les populations de la Drôme qui, dans toutes les luttes 
qu'elles eurent à soutenir contre les seigneurs, contre les évo- 
ques ou contre le fanatisme religieux, avaient montré tant d'é- 
nergie, de patience, de courage et surtout un amour si vif pour 
la liberté, furent naturellement des premières à se jeter dans 
le mouvement qui, vers la fin du dix-huitième siècle, allait 
emporter la royauté. Lorsque dans leur aveuglement les 
ministres de Louis XVI essayèrent de briser la résistance 
qu'opposaient à leurs édits arbitraires les différents parlements 
de la France et qu'ils exilèrent celui de Grenoble, cette ville se 
souleva pour empêcher l'exil de ses magistrats. Les Etats pro- 
vinciaux convoqués à Grenoble se réunirent le 22 juillet 
1788, au château de Vizille, et là, après avoir résolu de refu- 
ser tout impôt nouveau tant que les représentants des 
trois ordres n'en auraient pas délibéré dans les États généraux 
du royaume, ils s'ajournèrent au mois de septembre dans la 
ville de Romans, où délibérèrent avec eux les députés que le 
ministère, pour leur faire opposition, avait convoqués sui- 
vant l'ancienne division des bailliages. 

Quoique ayant été des premiers à donner le signal de l'agi- 
tation, les habitants de cette partie de la province du Dauphiné, 
qui avait reçu, lors de la création des départements en 1790,1c 



58 DROME. 

nom de département de la Drôme, ne se laissèrent point en- 
traîner aux excès révolutionnaires. 

En 1815, lorsque Napoléon eut débarqué au golfe Juan, le 
duc d'Angoulême, chargé de s'opposer à sa marche, essaya vai- 
nement de l'arrêter au pont de la Drôme; il évacua Valence, 
traversa Montélimar et se retira sur le Pont-Saint-Esprit. 

La Drôme est un des départements dont la résistance au coup 
d'État du 2 décembre 1851 a été des plus fermes. Un véritable 
combat fut livré au pont de Crest, mais la colonne qui avait 
failli s'emparer de cette ville fut dispersée par la troupe. De 
nombreuses arrestations furent opérées dans la plupart des 
communes. La tour de Crest a un instant renfermé plus de 
trois cents prisonniers; tous ces malheureux furent enfermés 
dans des forteresses, internés dans des villes éloignées, trans- 
portés à Lambessa ou à Cayenne, où bon nombre d'entre eux 
sont morts victimes de climats meurtriers. 

¥11. — Personnages célèbres. 

Onzième siècle. — Saint Hugues , évêque de Grenoble 
(1053-1152). 

Douzième siècle. — Raymond du Puy, grand maître de Tordre 
de Saint-Jean-de-Jérusalem, mort en 1161. 

Seizième siècle. — Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II 
(1499-1566). — Antoine Escalin des Aimars*, baron de La 
Garde , premier ambassadeur dp France en Turquie , né à la 
Garde (1498-1578); — Le maréchal d'Albon de Saint-André 
(1505-1562). — Laurent Joubert, savant médecin, né à Va- 
lence (1529-1585). — Charles Dupuy-Montbrun, célèbre capi- 
taine protestant, né à Montbrun (1530-1575). — Esnemond- 
Bonnefoi, célèbre jurisconsulte calviniste, professeur de l'uni- 
versité de Valence, né à Chabeuil (1556-1574). — Barthélémy 
de Laffémas, chef de la police de Richelieu, né à Beausemblant 
(1545-1612). — Daniel Chamier, célèbre théologien calviniste, 
qui prit part à la rédaction de l'édit de Nantes, né à Montélimar 
(1570-1621). 



POPULATION, LANGUES, CULTES, INSTRUCTION. 39 

Dix-septième siècle. — Piiilis de la Tour-du-Pin, héroïne 
dauphinoise. 

Dix-huitième siècle. — Le comte Thomas-Arthur de Lally- 
Tollendal, lieutenant général et gouverneur des Indes, né à 
Homans, et mort innocent sur l'échafaud (1702 - 17GG ). — 
Louis Mandrin, brigand fameux, né près de Romans (1725- 
1755). — Le général de division Louis Bon, né à Romans (1758- 
1799). — L'orientaliste de Sucy, assassiué en Sicile en 1799. 
—-Le conventionnel Charles-François Genissieux, né à Chabeuil. 
— Le général Championnet, né à Valence (1762-1800). — Joseph- 
Michel Servan, magistrat et publiciste, né à Romans (1737- 
1807). — Le conventionnel Antoine-Julien, né à Bourg-de- 
Péage (1714-1821). 

Dix-neuvième siècle. — Faujas de Saint-Fond, géologue, né 
à Montélimar (1750-1819). — Paul Didier, professeur de droit 
à la Faculté de Grenoble, né à Upie, exécuté pour crime de 
fidélité à Napoléon I er (1758-1816). — Louis-Claude de Saulces 
de Freycinet , célèbre navigateur, né à Montélimar (1779- 
1842). — Le baron Jean-Jacques de Baude, homme politique 
et publiciste, né à Valence (1792-1862). — Marie-Dominique- 
Auguste Sibour, sénateur, archevêque de Paris, né à Saint- 
Paul-Trois-Châteaux (1792-1857). — Le comte Bachasson de 
Montalivet, ancien ministre, membre de l'Institut, né à Va- 
lence le 25 avril 1801. — Louis-Bernard Bonjean, ministre, 
sénateur, né à Valence, un des otages fusillés en 1871 (180-4- 
1871). — Mathieu de la Drôme, homme politique, plus connu 
comme émule de Mathieu Laensberg (1808-1865). — De Ge- 
noude, publiciste, morl en 1849. — Emile Augier, poëte drama- 
tique, membre de l'Académie française, né à Valence en 1820. 
— Bangel, homme politique, orateur, né en 1825 à Valence. 

VIII. — Population, langues, cultes, instruction 

publique. 

La population de la Drôme s'élève, d'après le recensement de 
1876, à 521,756 (165,559 du sexe masculin, 158,217 du 



40 BROME. 

sexe féminin). A ce point de vue, c'est le 54 e département. Le 
chiffre des habitants divisé par celui*des hectares donne envi- 
ron 50 habitants par 100 hectares ou par kilomètre carré : 
c'est ce qu'on nomme la population spécifique. La France 
entière ayant 69 à 70 habitants par kilomètre carré, il en ré- 
sulte que la Drôme renferme, à surface égale, 19 à 20 habi- 
tants de moins que l'ensemble de notre pays. Sous ce rapport, 
c'est le 65 e département. 

Depuis 1801, date du premier recensement officiel, la 
Drôme a gagné 86,559 habitants. 

La langue française est parlée dans tout le département ; 
cependant les habitants des campagnes, et même ceux des villes, 
surtout dans la partie méridionale du territoire, parlent un 
patois qui se rapproche beaucoup du provençal, idiome poétique 
et original composé de mots celto-lygiens, grecs, latins et ara- 
bes. Ce patois diffère cependant du pur provençal en ce qu'il 
renferme un plus grand nombre de mots d'origine française, 
et surtout dans la prononciation, qui en diffère d'une manière 
sensible : le ch, par exemple, au lieu de se prononcer k comme 
dans la Provence, se prononce tch. 

La majorité des habitants de la Drôme est catholique; cepen- 
dant on y compte 56,290 protestants. 

Le nombre des naissances a été en 1875, de 8,i57 ; celu 1 
des décès, de 8,450; celui des mariages, de 5,543. 

La vie moyenne est de 56 ans 11 mois. 

Le collège de Valence acompte en 1878, 242 élèves; les 
collèges communaux de Montélimar et de Romans, 228 ; 
4 institutions secondaires* libres, 151 ; 826 écoles primaires, 
45,677 ; 42 salles d'asile, 5,700.11 existe aussi dans le dépar- 
tement une école normale d'instituteurs. 

Le recensement de 1872 adonné les résultats suivants pour 
le degré d'instruction de la population : 

Ne sachant ni lire ni écrire 114,554 

Sachant lire seulement 40,002 

Sachant lire et écrire 105,565 

Dont on n'a pu vérifier l'instruction 718 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 41 

Sur 77 accuses de crimes, en 187« r >, on a compté : 

Accusés ne sachant ni lire ni écrire "2'» 

— sachant lire ou écrire imparfaitement. . . 55 

— sachant bien lire et bien écrire 17 

— ayant reçu une instruction supérieure à 

ce premier degré 



Total 77 



IX. — Divisions administratives. 

La Drôme forme le diocèse de Valence ; les 6 e (Valence) et 
7° (Montélimar, Die, Nyons) subdivisions de la 14 e région de 
corps d'armée (Grenoble; la résidence du général commandant 
le corps d'armée esta Lyon). — Le département ressortit : à 
la cour d'appel de Grenoble, — à l'Académie de Grenoble, 

— à la 20 e légion de gendarmerie (Lyon), — à la e inspec- 
tion des ponts et chaussées, — à la 55 e conservation des forets 
(Gap), — à l'arrondissement mincralogique d'Alais (sous-arrond. 
de Privas), — à la 9 e région agricole (S.-E.). — Il comprend 
4 arrondissements(Die, Montélimar, Nyons et Valence), 29 can- 
tons, 572 communes. 

Chef-lieu du département : VALENCE. 
Chefs-lieux d'arrondissement : Die , Montélimar , Nyons , 
Valence. 

Arrondissement de Die (9cant.; 117 com.; 219,751 hect. ; 61,064 
Lab.). 

Canton de Bourdeaux (9 com.; 12,911 hect.; 5,851 h.). — Bezaudun- 

— Bourdeaux. — Bouvières. — Grupies. — Félines. — Mornans. — 
Poët-Célard (Le). — Tonils (Les). — Truinas. 

Canton de la Chapelle-en-Vercors (5 com.; 5,822 hect.; 4,547 h.). — 
Agnan-en-Vercors (Saint-).— Chnpelle-en-Vercors (La). — Julien-en-Ver- 
eors (Saint-). — Martin-cn-Vercors (Saint-). — Vassieux. 

Canton de Châlillon (10 com.; 50,502 hect.; 6250 h.). — Bonne val. 

— Boule. — Chàtillon. — Creycrs. — Glandage. — Lus-la-Croix-Haule. 

— Menglon. — Ravel. — Roman (Saint). — Trcschenu. 

Canton de Cresi [nord) (16 com.; 28,640 hect.; 14,646 h.). — Allex. 

— Aousle. — Beaufort-sur-Gervanne. — Cobonnc. — Crcst. — Eurre. — 
Gigors. — Mirabel-et-Blacons. — Montclar. — Montoison. — Omblèze. — 
Ourdies. — Plan-de-Baix. — Rochettc (La*). — Suze. — Vaunaveys. 



42 DROME. 

Canton de Cresl (sud) (13 corn.; 27,761 hect.; 9205 h.). — Auriples. — 
Autichamp. — Chabrillan. — Crcst. — Divajeu. — Francillon. — Grane. 

— Piégros. — Puy-Saint-Marlin. — Répara (La). — Roche-sur-Grane(La). 

— Roynac. — Saou. — Soyans. 

Canton de Die (15 corn.; 30,950 hect. ;7,485h.).— Aix.— Andéol (Saint-). 

— Rarsac. — Chamaloc. — Croix (Sainte-). — Die. — Julien-en-Quint 
(Saint-). — Laval-d'Aix. — Marignac. — Moiières. — Montmaur. — Ponet- 
et-Saint-Auban. — Pontaix. — Romcyer. — Vachères. 

Canton de Luc-en-Diois (19 com.; 25,246 hect.; 4723 h.). — Aucelon. 

— Rarnave. — Râtie -Cremezin (La). — Râtie-cles-Fonds (La). — Rauriè- 
res. — Reaumont. — Charens. — Fourcinet. — Jansac. — Jonchères. — 
Lesches. — Luc-en-Diois. — Miscon. — Montlaur. — Pennes. — Pilhon 
(Le). — Poyols. — Prés (Les). — Recoubeau. 

Canton de la Motte-Chalancon (17 com.; 25,307 hect.; 5,899 h.). — 
Arnayon. — Rellegarde. — Rrette. — Chalancon. — Chaudebonne. — 
Dizier (Saint-). — Establet. — Gumiane. — Molte-Chalancon (La). — Na- 
zaire-le-Désert (Saint-). — Petit-Paris. — Pradelle. — Rochefourchat. — 
Rottier. — Yaldrôme. — Villeperdrix. — Yolvent. 

Canton de Saillans (15 com.; 17,887 hect.; 4480 h.). — Aubenasson. 

— Aurel. — Renoît (Saint-). — Chastel-Arnaud. — Chaudière (La). — 
CheyJard (Le). — Espenel. — Eygluy. — Rimon-et-Savel. — Saillans.— 
Sauveur (Saint-). — Yercheny, — Véronne. 

Arrondissement de Montélimar (6 cant. ; 69 com.; 112,480 hect.; 
67,976 h.). 

Canton de Dieulefit (16 com.; 23,828 hect.; 11,698 h.). — Alayrac. — 
Reconne. — Châteauneuf-de-Mazenc. — Comps. — Dieulefit. — Eyzahut. 

— Montjoux. — Orcinas. — Poët-Laval (Le). — Pont-de-Rarret. — Ro- 
chebaudin. — Roche-Saint-Secret (La). — Sallettes. — Souspierre. — 
Teyssières. — Yesc. 

Canton de Grignan (14 com.; 22,703 hect.; 9,932 h.). — Chamaret. 

— Chantemerie. — Colonzelle. — Grignan. — Montbrison. — Montjoyer. 

— Pantaléon (Saint-). — Pègue (Le). — Réauville. — Boussas. — Rousset. 

— Salles. — Taulignan. — Yalaurie. 

Canton de Marsanne (14 com.; 16,723 hect.; 9,575 h.). — Bâtie- 
Rolland (La). — RonlieU. — Charols. — Cléon - d'Andian. — Condillac. 

— Gervais (Saint-). — Lachamp. — Laupie (La). — Manas. — « Marcel-lès- 
Sauzet (Saint-). — Marsanne.— 1 - Sauzet. — Savasse. — Tourettes (Les). 

Canton de Monté lima?- (11 com.; 18,182 hect.; 18,396 h.). — Allan. — 
Ancône. — Châteauneuf-du-Rhônc. — Espeluche. — Monlbouehcr. — 
Montélimar. — Portes. — Puygiron. — Rac. — Rochelort. — Touche 
(La). 

Canton de Pierrelatte (4 com.; 12,316 hect.; 6,720 h.). — Donzcre. — 
Garde-Adhémar (La). — Grangcs-Gontardes (Les). — Pierrelatte. 

Canton de Saint-Paul-Trois- Châteaux (10 com.; 18,728 hect.; 11,655 
h.). — Baume-de-Transit(La). — Bouchet. — Clansayes. — Montségur. — 
Paul-Trois-Chàteaux (Saint-). — Restitut (Saint-). — Rochegude. — Solérieux. 

— Suze-la-Rousse. — Tulctte. 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 45 

Arrondissement de Nyons (4 cant.; 74 com.; 114,990 hect.; 

32,796 h.). 

Canton de Buis-les-Baronnies (25 com.; 31,788 hcct. ; 9,279 h.). — 
Auban (Saint-). — Beauvoisin. — Bellecombe. — Bénivay. — Désignai!. — Buis- 
les-Baronnics. — Euphémie (Sainte-). — Eygaliers. — Jallc (Sainte-). — 
Mérindol. — Mollans. — Ollon. — Penne (La). — Pierrelongue. — Plai- 
sians. — Poët-en-Percip (Le). — Propiac. — Rioms. — Roche-sur-le- 
Buis (La). — Rochebrune. — Rochette (La). — Sauveur (Saint-). — Ver- 
coiran. 

Canton de Nyo?is (16 com.; 26,450 hect.; 11,878 h.). — Arpavon. — 
Aubres. — Château neuf-de-Bordette. — Gondorcct. — Gurnier. — Ey- 
roles. — Ferréol (Saint-). — Maurice (Saint-). — Mirabel. — Montaulieu. — 
Nyons. — Piégon. — Pilles (Les). — Valouse. — Vcnterol. — Vinsobres. 

Canton de Remuzat (17 com.; 19,651 hect.; 4,088 h.).— Charce (La). 

— Ghauvac. — Cornillac. — Cornillon. — Fare (La). — Laux-Montau. — 
Lemps. — May (Saint-). — Montferrand. — Montréal. Pelonne. — Poët-Sigillat 
(Le). — Pommerol. — Remuzat. — Roussieux. — Sahune. — Verclause. 

Canton de Sèderon (18 com.; 37,101 hect ; 7,551 h.). — Aulan. — 
Ballons. — Barret.-de-Lioure. — Eygalayes. — Ferrassières. — Izon. — La- 
borel. — Lachau. — Mévouillon. — Montauban. — Montbrun. — Mont- 
IVoc. — Montguers. — Reilhanette. — Sédcron. — Vers. — Villebois. — 
Villefranche. 

Arrondissement de Valence (10 cant.; 112 com.; 188,270 hect.; 
159,920 h.). 

Canton de Bourg-de-Pcage (14 com.; 28,571 hect.; 19,463 h.). — 
Alixan. — Barbières. — Baume-d'Hostun (La). — Beauregard. — Bésayes. 

— Bourg-de-Péage. — Charpey. — Ghâteauneuf-d'Isère. — Chatuzange. 

— Eymeux. — Hostun. — Marches. — Nazaire-en-Royans (Saint-). — Ro- 
chefort-Samson. 

Canton de Chabeuil (12 com.; 26,577 hect.; 12,471 h.). — Barcelonne. 

— Baume-Cornillane (La). — Chabeuil. — Clialfal (Le). — Chàteaudouble. 

— Combovin. — Malissard. — Montelier. — Montmeyran. — Montvendre. — 
Peyrus. — Upie. 

Canton du Grand-Serre (8 com.; 19,505 hect.; 12,254 h.). — Bonnet- 
de-Valclérieux (Saint-). — Christophe-et-le-Laris (Saint-). — Grand-Serre (Le). 

— Ilauterives. — Lapeyrouse -Mornay. — Lens-Lestang. — Montrigaud. 

— Moras. 

Canton de Loriol (6 com.; 12,452 hect.; 11,228 h.). — Ambonil. — 
Cliousclat. — Livron. — Loriol. — Mirmande. — Saulce. 

Canton de Romans (14 com.; 20,901 hect.; 24,602 h.).— Chalon (Le). 

— Châtillon-Saint-Jean. — Clérieux. — Crépol. — Génissieux. — Geys- 
sans. — Miribel. — Montmiral . — Onay. — Parnans, — Paul-lès-Romans 
(Saint-). — Peyrins. — Romans. — Tnors. 

Canton de Salnt-Donat (9 com.; 8,868 hect.; 7,241 h.). — Arthemonay. 

— Bathernay. — r Bren. — Charmes. — Ghavannes. — Donat (Saint-). — 
Marges. — Marsas. — Montchenu. 

Canton de Salnt-Jean-cn-Royans (11 com.; 24,556 hect.; 7,031 h.). — 



44 DROME. 

Bouvante. — Echevis. — Eulalie (Sainte-). — Jcan-en-Royans (Saint-). — 
Laurent-en-Royans (Saint-). — Lconcel. — Martin ~le-Colonel (Saint-). — 
Motte-Fanjas (La). — Oriol-en-Royans. — Rochechinard. — Thomas 
(Saint-). 

Canton de Saint-Vallicr (18 com.; 19,515 hecl.; 19,54(3 h.). — Albon. 
— Andancette. — Ànneyron. — Avit (Saint-). — Barthélemy-de-Yals 
(Saint-), — Beausemblant. — Chàteauneuf-de-Galaure. — Claveyson. — 
Fay. — Laveyron. — Martin-d'Aoùt (Saint-). — Motte-de-Galaurc (La). — 
Mureils. — Ponsas. — Rambert-d'Albon (Saint-). — Ratières. — Uze 
(Saint-). — Yallier (Saint-). 

Canton de Tain (12 com.; 12,518 hect.; 12,071 h.). — Beaumont-Mon- 
teux. — Chanos-Curson. — Chantemerle. ■ — Croze. — Erôme. — Lar- 
nage. — Mercurol. — Pont-de-PIsère. — Roche-de-Glun (La). — Serves. — 
Tain. — Yeaunes. 

Canton de Valence (8 com.; 16,529 hect.; 54,033 h.). — Beaumont- 
lès-Yalence. — Bourg-lès-Yalencc. — Etoile. — Fiancey. — Marcel-lès- 
Yalence (Saint-). — Monleléger. — Yache (La). — Yalence. 



X. — Agriculture. 

Sur les 652,155 hectares du département, on compte en nombres 
ronds : 

Terres labourables. ....... 295,500 hectares. 

Prés 20,000 — 

Vignes 20,500 — 

Bois 161,000 — 

Pâturages et pacages 116,000 — 

Terres incultes 3,500 — 

Le reste se partage entre les marais, les emplacements de villes 
bourgs, villages, fermes, les surfaces prises par les routes, les 
chemins de fer, les cimetières, etc. 

En nombres ronds, on compte dans le département: 55,000 che- 
vaux, ânes et mulets; 29,000 'bœufs ;456, 500 moutons, 85,000 porcs, 
50,000 chèvres, 24,000 ruches. Avec le lait .des vaches, des brebis et 
des chèvres on y fabrique une assez grande quantité de fromages 
dont les plus estimés sont ceux de Saint-Agnan, Glandage, Saint- 
Martin-d'Août, Saint-Martin-en-Vercors, des Tonils (picodon), etc. 
Les prairies naturelles sont assez rares, attendu qu'il n'est pas aisé 
d'arroser une contrée aussi accidentée ; néanmoins les pâturages n'y 
font pas défaut, et les fourrages artificiels y abondent, aussi y élève-t- 
on des bestiaux en grandnombre, spécialement au Chaffal, à Cobonne, 
au Grand-Serre (bœufs), à Lus-la-Croix-Haute, Saint-Martin-d'Août. 



AGRICULTURE. 45 

Dans la majeure partie du département on cultive le mûrier, et 
l'on s'adonne à l'élevage des vers à soie. La Drôme est aussi un 
pays de vignobles renommés , malheureusement depuis quelques 
aimées, la majeure partie des vignes a été ravagée par le phylloxéra. 
Les crus les plus recherchés sont ceux de Crozes, Tain (Ermitage), 
Die, Gervans, Larnage, Roche-de-Glun, Roche gude, Vercheny et 
Rarsac(vins blancs mousseux), de Remuzat, Donzère, etc. — On trouve 
d'excellentes truffes sur presque tous les points du département de 
la Drôme. 

Comme toutes les montagnes du département sont couvertes de 
plantes odorantes qui poussent naturellement et fournissent une 
quantité notable d'eau de Lavande, etc., les abeilles y produisent un 
miel excellent, surtout dans les environs de Barret-de-Lioure, du Buis, 
île Ferrassières, Izon, Marges, Séderon, Volvent, etc. 

Les céréales ne sont pas cultivées avec le même succès sur tous les 
points du département : les plaines situées sur les rives de l'Isère ou 
qui longent le Rhône produisent du blé, de l'avoine en quantité con- 
sidérable; dans ces plaines, arrosées par les nombreux affluents du 
Rhône, les prairies naturelles occupent une notable partie du terri- 
toire. Mais si l'on s'éloigne du fleuve, les champs n'ont plus la 
môme fertilité ; cependant les vallées de la Drôme et de ses affluents, 
celles du Roubion, de l'Aygues et de l'Ouvèze sur certains points sont 
aussi fertiles que les terrains d'alluvion de la vallée du Rhône. Sur 
les pentes des montagnes s'étendent des champs de blé, des vignes, 
des plantations d'arbres fruitiers de toute espèce , mais principale- 
ment de pommiers, de pruniers et de pêchers ; Y olivier enfin n'est 
pas rare dans le midi du département. Mais si l'on s'élève vers les 
montagnes du Vercors, du Rayannais, du Dévoluy, les céréales dispa- 
raissent, ou du moins le seigle, l'orge seuls y prospèrent ; les pâtu- 
rages y sont plus' abondants, et de grands bois de chênes, de sapins, 
de pins, et de nombreuses autres essences d'arbres, mais en bien 
moindre quantité, couvrent les pentes de quelques-unes de ces hautes 
montagnes qui malheureusement, en majeure partie déboisées, sont 
ravinées par les pluies, hérissées de rochers et presque entièrement 
dénudées. De nombreuses tentatives de reboisement ont été faites 
avec quelque succès dans les communes de Menglon, Treschenu, 
Glandage. Châtillon, Lus, Bonneval, du Luc, etc. 

Parmi les for$ti qui ont échappé à la destruction, il faut citer celles 
de Lente, de Mantaille, de Marsanne, de Thivolet, de Saou, de 
Vassieux. Il existe 8,400 hectares de bois domaniaux, c'est-à-dire 
exploités par l'État, et 50,545 hectares de bois exploités au profit des 
communes. 



46 DROME. 

Dans la région arrosée par le Lez, l'Aygues et l'Ouvèze, région 
s'étenclant au-dessous du versant méridional des montagnes qui, partant 
de Donzère, passent au nord de Valréas, Nyons et du Buis, les cultu- 
res sont celles de la Provence : là le laurier rose pousse en pleine 
terre, les collines sont couvertes d'oliviers, de figuiers, à' amandiers; 
si à Vinsobres, à Nyons, à Mollans, Venterol, Izon, etc., les oliviers ne 
sont pas aussi beaux que ceux de la Provence, ils y sont en aussi 
grand nombre, et l'huile qu'ils fournissent est presqu'aussi estimée. 
Au-dessous de cette limite, l'olivier ne croît plus qu'exceptionnelle- 
ment, dans des vallons exposés au Midi. 

Le département de la Drôme depuis le déboisement des montagnes 
est exposé à une sécheresse périodique. Aussi en attendant que les 
gazons et les bois recouvrent de nouveau ses montagnes arides, on 
s'est occupé de remédier à ce fâcheux état de chose par la création de 
canaux d'arrosage. 

Le département de la Drôme, qui a un domaine agricole de 
295/26*2 hectares, ne possède en prairies qu'une surface de 16,454 
hectares dont 10,000 seulement sont arrosées. Les taxes locales d'ar- 
rosage que le département paie s'élèvent à environ 46,000 fr. ; elles 
se répartissent sur us grand nombre de petites associations situées 
dans les vallées de la Drôme, de l'Isère, du Roubion, du Lez, de 
l'Aygues et du Rhône. La grande irrigation n'y existe encore qu'à 
titre d'essai. Si le département possédait, au lieu de 10,000 hectares 
de prés, les 88,000 qui lui sont indispensables pour atteindre à 
l'apogée de la prospérité agricole, il en résulterait pour son agricul- 
ture une plus-value annuelle de 6 à 7 millions. Pour obtenir ce 
résultat, plusieurs projets d'irrigation ont été proposés. Le premier, 
celui du canal de la Bourne, aujourd'hui exécuté, comprend une 
surface arrosable de 25,000 hectares, sur lesquels il en arrosera 
70,00, puisqu'il emprunte à la Bournè 7 mètres cubes d r eau par se- 
conde. 

Le second projet de canal, beaucoup plus important, présenté par 
M. Aristide Dumont, ingénieur, arroserait la rive gauche du Rhône, 
dans la Drôme et une partie des départements de Vaucluse, du 
Gard et de l'Hérault. Ce canal, qui emprunterait au Rhône, près des 
Roches-de-Gondrieu ou dans l'Isère, une masse d'eau de 40 mètres cubes 
par seconde, transformerait ces régions désolées par des sécheresses 
périodiques en un immense jardin, et les habitants de la Drôme, 
de Vaucluse, du Gard et de l'Hérault, si cruellement éprouvées par la 
perte de leurs vignobles, n'émigreraient plus en masse, comme ils le 
font aujourd'hui, vers nos colonies d'Afrique ou vers l'Amérique 
pour y trouver des terres qui les paient de leurs labeurs. 



INDUSTRIE ; MINES. 47 



XI. — Industrie; mines. 



Sous le rapport industriel, le département n'occupe pas la situation 
à laquelle il parviendra sans doute si Ton se décide à utiliser les ri- 
chesses minérales du sol et les forces molriccs de tous les cours d'eau 
qui sillonnent son territoire. 

Les mines de lignite ne produisent que f>G0 tonnes et ne peu- 
vent par suite suffire à alimenter la consommalion industrielle qu i 
d'ailleurs ne pourrait les employer à la place de la houille qu'elle 
tire du dehors : le hassin houiller de la Loire expédie dans le dépar- 
tement 700,000 quintaux métriques environ de houille, le hassin 
d'Alais en fournit 200,000 quintaux, tandis que le bassin de Monté- 
limar n'en produit pas 20,000. Les communes dans lesquelles on 
rencontre des indices ou des mines de lignite sont au nombre de 
vingt. — Le fer y est plus rare, il n'en existe qu'à Barnave, Bouvan- 
te, etc. — Le plomb se trouve au Buis, à Chàtillon, Condorcet (plomb 
sulfuré), aux Prés; le cuivre, à Propiac seulement. 

11 existe sur tous les points de la Diôme des carrières de molasse 
supérieure ou inférieure , des carrières de plâtre, de tuf. Les car- 
rières de pierre de Saint-Paul-Trois-Châteaux et Saint-Restitut four- 
nissent une pierre très-recherchée à cause de sa blancheur, de la 
finesse de son grain et de la propriété qu'elle a de durcir rapidement 
h l'air. Enfin, sur divers points du département, on exploite la marne 
bleue, le marbre, le ciment, Y argile, la pierre meulière, le kaolin; 
la pierre à poterie et enfin le granit. 

Les eaux minérales sont nombreuses et quelques sources mêmes 
sont très-fréquentées. Il y a à Aix une source salée ; à Aoust, Aurel, 
Barcelonne, des eaux alcalines et gazeuses; à Bouvanle, des eaux 
ferrugineuses; à Gondillac, des eaux ferrugineuses, gazeuses, magné- 
siennes , iodurées ; à Dieulefit, une source ferrugineuse et magné- 
sienne ; à Manas et à Menglon, des eaux salines et magnésiennes ; 
àMirabel, de l'eau alcaline ; à Mollans, une source alcaline, magnésienne 
etsulfureuse; à Mon tbr un , de l'eau alcaline et sulfureuse ; à Montélimar, 
la source de 7io?^/o/i?ieaz(, ferrugineuse, gazeuse, magnésienne, qui passe 
pour la plus iodurée des eaux connues ;à JNyons, de l'eau ferrugineuse 
et magnésienne; à Propiac, de l'eau magnésienne; à Pont-de-Barret, 
de l'eau alcaline, gazeuse; à Pajols, une source saline et sélénito-magné- 
sienne ; à la Répara, une source saline avec magnésie ; à Saint-Nazaire- 
le-Désert, de l'eau alcaline etsulfureuse ; à Upie, de l'eau alcaline. 

L'industrie manufacturière prend depuis quelques années un grand 
développement. Presque exclusivement réfugiée autrefois à Romans 



48 DH01IE. 

Crest, Dieulefit, Montélimar, elle a pénétré aujourd'hui dans un grand 
nombre de communes. Nous énumérons les industries par ordre d'im- 
portance : filatures de soie, à Loriol, Chabeuil, Montélimar, Nyons, 
Beaumont, Romans, Livron, au Buis et dans 50 autres communes. Les 
moulins à soie sont nombreux à Taulignan, Montélimar, Crest, Dieu- 
lelit. Romans, Livron, et dans 50 à 55 autres communes. L'industrie 
delà soie comprend : pour la soie grège : 247 usines, 17,875 ouvriers, 
905 chevaux-vapeur, 5,247 bassines et 90,476 tavelles et fuseaux ; 
pour la filature et le tissage, 55 usines, 1,636 ouvriers, 499 chevaux- 
vapeur, 24,500 broches dont 14,000 actives et 526 métiers en acti- 
vité. La meunerie est représentée dans plus de quarante communes 
par une ou plusieurs usines. La poterie vient au quatrième rang; 
cette industrie est surtout florissante à Dieulefît, Poèt-Laval, Ponsas, 
Ere me, etc. Les fabriques de draps occupent de nombreux ouvriers à 
Dieulefît, Crest, Buis-les-Baronnies, Aoust, Sainte-Croix, etc., alimen- 
tées par les filatures de laines du Grand-Serre, de Chàtillon-en-Diois, 
Crest, etc. (la statistique officielle donne les chiffres suivantsqui sont 
notablement inférieurs à la réalité : 848 ouvriers, 6,144 broches et590 
métiers). Il y a des papeteries à Chateauneuf-de-Galaure , Aoust, 
Biacons, Hauterives , Rochetaillée, Saint-Mamans (papier paille), Mont- 
ségur, Tulette (papier d'emballage), Allex, etc. (14 établissements, 
569 ouvriers, 409 chevaux-vapeur, produisant une valeur de 
782,254 fr.); des scieries mécaniques à Saint-Jean-en-Royans , 
Bouvante, Romans, etc. ; des chapelleries, à Bourg-de-Péage (19), 
Valence, Chabeuil, Romans, Montélimar, etc.; des fabriques de chaus- 
sures, à Valence, Bourg-de-Péage, Romans, Montélimar, etc.; des 
fabriques de aants, à Valence , Bourg-de-Péage , Romans ; des 
fabriques de pûtes alimentaires, à Valence, Andancette, Romans, 
Die, Crest, Saillans, Montélimar, etc.; des tanneries, à Romans, Mon- 
télimar, Pierrelatte, Chabeuil, Valence, au Grand-Serre, etc. ; des bri- 
queteries et tuileries, à Bcausemblant (briqueterie mécanique). 
Tain (briqueterie réfractaire), etc.; des distilleries d'essence, à 
Aijruebelle, Bouchet, Nvons,* Vcnterol ; de nombreuses huileries, sur 
tous les points du territoire du département, et particulièrement 
dans sa partie méridionale; de produits chimiques, à Bouvante, 
Pierrelatte (sels d'alumine sulfuré, carmin indigo, etc.) , Sainl-Paul- 
Trois-Chàteaux, Yalence et Livron (sulfate de baryte), etc. ; des ate- 
liers de construction de machines, à Bourg-de-Péage, Pont-de-Saint- 
Uze, Romans, etc. ; des fabriques de conserves de truffes, à Valence, 
Montélimar, Grignan ; à' orfèvrerie commune, à Valence et Chabeuil ; des 
teintureries, a Bourg-de-Péage, Romans, Montélimar ;àes peausseries, 
à Romans, Sahune ; des mégisseries, 'à Romans (15), Crest, etc. ; des 



COMMERCE, CHEMINS DE FER, ROUTES. 49 

imprimeries, à Valence (4), Romans (5), Die, Montélimar, Nyons ; des 
ateliers tV effilochage, à Chàteauneuf-de-Mazenc ; des pépinières, à Ro- 
mans, Saint-Vallier, Crest, etc. Enfin, pour compléter cette nomen- 
clature, nous ajouterons que Saillans fabrique des foulards, le Bourg- 
de-Péage et Saint-Jean-en-Royans, des étoffes de soie; Valence, des 
mouchoirs imprimés; Saint-JNazaire, du velours; Saint-Uze et Saint- 
Vallier, de la porcelaine (deux établissements occupant \ ouvriers et 
produisant pour une valeur de 22,500 francs). Crest fabrique des 
limousines , Romans de la bonneterie, et Montélimar du nougat qui 
jouit d'une réputation méritée. Dans le département il existe aussi 
des vanneries, quelques distilleries, entre autres à Romans et A'alence; 
des fonderies de fonte, à Valence et Saint-Uze; des fonderies de cui- 
vre, à Valence et à Montélimar ; et enfin des ateliers de grosse chau- 
dronnerie à Bourg-dc*Péage. 



XII. — Commerce , chemins de fer. routes. 

Le département exporte des soies , des gros draps , serges , rati- 
nes, etc., des gants, des chapeaux, des peaux, des poteries fines ou 
grossières, des verreries, des pâtes alimentaires, des produits de la 
contiserie, des bois de construction, des bestiaux, de la laine, des 
fromages de brebis, des volailles, des porcs, peu de vins depuis quel- 
ques années, de l'excellent miel, de la cire, des noix, des olives, des 
huiles, des fruits, etc. 

Il importe des denrées coloniales, des articles de librairie, d'épi- 
cerie, de modes, des nouveautés, de l'horlogerie, de la bijouterie, du 
sucre, et environ 741,000 quintaux métriques de houille provenant 
des bassins de la Loire et d'Âlais. 

Le département de la Drôme est traversé par six chemins de fer, 
d'un développement de 201 kilomètres et demi appartenant à la com- 
pagnie de Paris-Lyon-Méditerranée. 

1° La grande ligne de Lyon à Marseille, qui quitte le département 
de l'Isère pour entrer dans celui de la Drôme à 800 mètres avant la 
station de Saint-Rambert, dessert Saint-Rambert, Saint-Vallier, 
Tain, Valence, Etoile, Livron, Loriol, Montélimar, Donzère et Pierre- 
latte. À 8 kilomètres au delà de celte ville, elle passe dans le dépar- 
tement de Vaucluse, après un parcours total de 115 kilomètres. 

2° L'embranchement de Saint-Rambert à Grenoble quitte la grande 
ligne à Saint-Rambert, dessert Epinouze avant de passer, à 7 kilo- 
mètres au delà de cette station, dans le département de l'Isère, après 
un parcours total de 17 kilomètres. 

4 



50 



DROME. 



5° L'embranchement de Valence à Grenoble par Romans quitte la 
grande ligne a Valence, dessert Valence, Saint-Marcel-lès-Valence, 
Àlixan, Romans, Saint- Paul-lès-Romans, avant de passer, a 1 kilomètre 
au delà de cette station, dans le département de l'Isère, après un par- 
cours total de 28 kilomètres. 

4° L'embranchement de Livron à Privas quitte la grande ligne h 
Livron et passe, à k kilomètres de son point de départ, après avoir 
traversé le Rhône, dans le département de l'Ardèche. 

5° L'embranchement de Livron à Crest quitte la grande ligne à 
Livron, dessert Livron, le Pont-de-Livron, Allex, et aboutit à Crest 
après un parcours total de 18 kilomètres. 

6° Le chemin de fer de Grenoble à Marseille, qui entre dans le dé- 
partement à 6 kil. 500 mètres au-dessous de la station de Saint- 
Maurice-en-Trièves, dessert Lus-la-Croix-Haule et passe dans les 
Hautes-Alpes à 5 kilomètres au-dessous de cette station après un 
parcours dans le départemeut de 19 kilom. 500 mètres. 

Il n'existe pas de nouvelle voie en construction, mais plusieurs sont 
en projet : la première qui sera probablement mise à exécution est celle 
qui doit relier directement Nyons avec la grande ligne de Lyon à la 
Méditerranée. 

Les voies de communication comptent 7563 kilomètres 1/2, savoir : 

6 chemins de fer 201 kil. 1/2 

5 routes nationales 316 1/2 

14 routes départementales 583 

9 -,.p , . I 24 de grande communication . 706 \ 

j 51 de moyenne communication. 1000 ? 6505 

( 2681 de petite communication. 4797 ) 

2 rivières navigables.. . 159 1/2 



XIII. — Dictionnaire des communes, 



Agnan-en- Ver cors (Saint-), 991 
h., c. de la Chapelle-en-Vercors.' »» — >» 
Grotte de la Luire, près des Chaberts. 

Aix, 300 h., c. de Die. m — >■ Ruines 
d'une forteresse du xvi e s. — Château 
de la Salle, ancienne maison des évo- 
ques de Die (ferme). — Grotte de So- 
laure. — Les Fontanelles, sources d'eau 
salée. — Vallon du Val-Croissact. — 
Ruines d'une abbaye. 

Albon, 1,624 h.," c. de Saint-Vallier. 
m — >■ Ruines d'un château. 



Alixan, 1,751 h., c. de Bourg-de- 
Péage.»» — ► Grotte du Loup. 

Allan, 1,065 h., c. de Montélimar. 
m — > Ruines d'une église gothique. 

AUeyrac, 77 h., c. de Dieulefit. 

Allex, 1,646 h., c. (nord) de Crest. 

Ambonil, 101 h., c. de Loriol. 

Ancône, 541 h., c. de Montélimar. 

Andancette,717 h., c. deSt-Vallier. 

Andéol (Saint-), 193 h., c. de Die. 

Anneyron, 2,800 h., c. de Saint- 
Vallier. m — >■ Château ruiné. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



51 



Aouste, 1,310 h., c. (nord) de Crtst. 
»» — ► Autel antique. — Tour ruinée. 

Arnayon, 229 h., c. de la Motte- 
Chalancon. 

Arpavon, 272 h., c. de Nyons. 

Arthemonay, 323 h., c. de St-Donat. 

Auban (Saint-), 509 h., c. du Buis. 
»» — ► Monastère de Saint-Pierre. — 
Gorge de Charasse. — Grotte du Trou- 
de-1'Ours. — Fontaine des Coquilles. 

Aubenasson, 100 h., c. de Saillans. 
m — >• Fontaine intermittente. 

Aubres, 289 h., c. de INyons. 

Aucelon, 254 h., c. de Luc. 

Aulan, 128 h., c. de Séderon. 

Aurel, 653 h., c. de Saillans. 1 

Auriples, 252 h., c. (sud) de Crest. 

Autichamp, 263 h., c. (sud) de 
Crest. m — ►■ Château ruiné. 

Avit (St-), 503 h., c. de Saint-Vallier. 

Ballons, 565 h., c. de Séderon. 

Barbières, 570 h., c. de Bourg-de- 
Péage. *» — ► Château ruiné. 

Barcelonne, 511 h., c. de Chabeuil. 

Barnave, 527 h., c. de Luc. 

Barret-de-Lioure, 576 h., c. de 
Séderon. 

Barsac, 170 h., c. de Die. 

Barthélemy-de-Vals (Saint) 1 ,518 
h., c. de Saint-Vallier. m—+ Cromlech. 



Bathernay, 275 h., c. de St-Donat. 

Bâtie-Cremezin (La),55h.,c.deLuc. 

Bâtie-des-Fonds (La), 108 h., c. 
de Luc. 

Batie-Rolland (La), 666 h., c. de 
Marsanne. 

Baume Gornillane (La), 482 h., c. 
de Chabeuil. 

Baume d'Hostun (La), 555 h., c. 
de Bourg-de-Péage. 

Baume-de -Transit (La), 800 h., c. 
de Sain t-Paul-Trois-C bateaux. 

Baurières, 405 h., c. de Luc. 

Beaufort-sur-Gervanne, 557 h., c. 
(nord) de Crest. m — >- Ruines d'un don- 
jon et d'un monastère. — Grottes de 
Bourne et de Sarzicr. — Source de Fon- 
tainieux. — Gorges d'Omblèze. — Mont 
Velan. — Cascade de la Druise. 

Beaumont-en-Diois, 264 h , c. de 
Lue. m — >- Barrage de la Drôme formé 
par un éboulement de rochers. 

Beaumont-lès-Valence, 1,515 h., 
c de Valence. «► — > Église du xi e s. 



Beaurnont Wlonteux, 946 h., c. de 
Tain. 

Beauregard, 1,568 h., c. de Bourg- 
do - Péage, m — ► Église de Jaillans, 
prieuré roman du xr s. — Ruines du 
château de Jonchères. 

Beausemblant, 912 h., c. de Saint- 
Vallier. 

Beauvoisin, 158 h., c. du Buis. 
Beconne, 171 h., c. de Diculefit. 
Bellecombe, 266 h., c. du Buis. 
Bellegard?, 588 h., c. de la Motte- 
Chalancon. 
Bénivay, 95 h., c. du Buis. 
Benoît (St-), 160 h., c. de Saillans. 
Bésayes, 759 h., c. de Bourg-de- 
Péage. 

Bésignan, 192 h., c. du Buis, m— >■ 
Château ruiné. 

Bezaudun, 270 h., c. de Bourdeaux. 
m — >■ Source de la Bine. — Tour ruinée. 
Bonlieu, 274 h., c. de Marsanne. 
Bonnet de- Va lcîérieux (Saint-), 
548 h., c. du Grand-Serre. 
Bonneval, 158 h., c. de Châtillon. 
Bouchet, 1,005 h., c. de Saint-Paul- 
Trois-Châteaux. m — > Édifice du xn e s 
Eoulec, 425 h., c. de Châtillon. m — > 
Gorge du Bez. 

Bourdeaux, 1,501 h., ch.-l. de c. 
arr. de Die. m — >■ Château ruiné. — 
Maisons de la Renaissance. 

Bourg-de-Péage, 4,830 h., ch.-l. 
de c, arr. de Valence. 

Bourg -lès-Valence, 3,757 h., c. de 
Valence, m — > Église romano-byzan- 
tine. — Château de Valentin (xvn" s.). 
Bouvante, 744 h., c. de Saint-Jean- 
en-Royans. m> — >- Gorges de la Lyonne. 
— Ruines du monastère de Val-Sainte- 
Marie (1414). —Chute de la Bourne. — 
Perte de la Lyonne. — Source et perte du 
Brudour. — Grotte Fondurle. 

Bouvières, 627 h., c. de Bour- 
deaux. »» — >- Châteaux ruinés. — Défilé 
de Trente-Pas. 

Bren, 555 h., c. de Saint-Donat. 
m — >- Sources du Chassonel. 

Brette, 198 h., c. de la Motte-Cha- 
lancon. 

Buis-les-Baronnies (Le), 2,205 h. 
ch.-l. de c, arr. de Nyons. w » ■ > Belle 
source d'Annibal. 

Chabeuil, 5,528 h., ch.-l. de c, 



52 



DROME. 



arr. de Valence, m — > Restes d'un châ- 
teau -i'ort. — Ancienne porte de Ja ville. 
Chabrillan, 001 h., c. (sud) de Grest. 
*» — ► Église (mon. liist.) du xu° s. — 
Château ruiné. 

Chaffal (Le), 161 h., c. de Cha- 
beuil. »» — >• Église du monastère de 
Léoncel. 

Chalencon, 416 h., c. de la Motte- 
Chalancon. m — ► Belles fontaines. 
Chalon (Le), 504 h., c. de Romans. 
Chamaloc, 299 h., c. de Die. 
Chamaret, 579 h., c. de Grignan. 
*» — ► Tour à signaux du xi e au xu e s. 
Chanos-Curson, 940 h., c. de Tain. 
Chantemerle, 410 h., e. de Grignan. 
Ghantemerle, 9G7 h., c. de Tain.' 
m — >■ Eglise romane. 

Chapelle-en Vercors (La), 1,219 
h., ch.-l. de c, arr. de Die, dominant 
la vallée de la Vernaison. m — >- Grotte 
curieuse (belles stalactites). 

Charce (La), 188 h., c. de Remu- 
zat. m — y Château ruiné. 
Gharens, 153 h., c. de Luc. 
Charmes, 9G6 h. , c. de Saint-Donat. 
Charols, 445 h., c. de Marsanne. 
Charpey, 1,584 h., c. de Bourg-de- 
Péage. 

Chastel Arnaud. 195 h., c. de 
Saillans. 

Châteaudouble, 557 h., c. de Cha- 
beuil. m — >• Roches à pic du Clialïal. 
— Château ruiné en 1579. — Château 
(xvn e s.) ; fresques de Mandona, et toiles 
remarquables. 

Chat eaune ut -de -Bor dette, 242 h., 
c. de INyons. 

Châteauneuf-de-Galaurel , 310 h., 
c. de Saint-Vallier. 

Châteauneuf-d'Isère, 2,081 h., c, 
de Bourg-de-Péage. m — >-Château ruiné. 
Châteauneuf-de-Mazenc, 1 ,866'h., 
c. de Dieuleht. m — > Château ruiné. 

Châteauneuf-du Rhône, 1,505 h., 
c. de Moniélimar. 

Châtillon en Diois. 1,222 h., ch.-l. 
de c, air. de Die. s» — > A Guignaise, 
ruines d'un couvent de Bénédictins. 

Châtillon-Saint Jean, 891 h., c. 
de Romans. 

Chatuzange, 1,740 h.,c. de Bourg- 
de-Péage. m — ► Château ruiné de Pi- 
sançon et château moderne. 



Chaudebonne, 291 h., c. de la Motlc- 
Chalancon. 

Chaudière (La), 118 h., c. de Sail- 
lans. 
Chauvac, 199 h., c. de Reinuzat. 
Chavannes, 287 h., c. de Saint- 
Donat. m> — >- Château du Mouchet. 

Christophe- et-le-Larîs (Saint-), 
606 h., c. du Grand-Serre. 

Cheylard en -i>iois (Le), 120 h., c. 
de Saillans. 

Clansayes, 490 h., c. de Saint- 
Paul-Trois-CIniteaux. «m — >■ Ancienne 
tour à coupoles, surmontée d'une sta- 
tue colossale de la Vierge. 

Claveyson, 1,014 h., c. de Saint- 
Vallier. m — >-Église (fresque ciu xvi e s.). 
Cléon-d'Andran, 707 h., c. de Mar- 
sanne. 
Glérieux. 1,871 h., c. de Romans. 
Gliousclat, 708 h., c. de Loriol: 
Cobonne, 205 h., c. (nord) de Crest. 
Golonzelle, 574 h., c. de Grignan. 
Gombovin, 019 h., c. de Chabeuil. 
Comps, 524 h., c. de Dieulelit. m — > 
Église (mon. hist. ) de l'ordre de Malte. 
Gondillac, 195 h., c. de Marsanne. 
«» — >■ Ancien château (fresques). 

Condor cet, 594 h., c. de Nyons. 
»» — > Château ruiné. 
Cornillac, 320 h., c. de Remuzat. 
Cornillon, 257 h., c. de Reinuzat. 
s*» — ► Château ruiné. 
Crépol, 781 h., c. de Romans. 
Crest, 5,600 h., ch.-l. de c, arr. de 
Die, sur la Drôme. »»— >■ Tour romane 
ayant servi de prison d'État, reste d'un 
château du xm e s. - 
des Cordeliers reconstruite 
pont sur la Drôme. 
Creyers, 201 h., c. de Châtillon. 
Croix (Sainte-), 554 h., c. de Die. 
m — > Reste d'un monastère (ferme). 
Croze, 383 h., c. de Tain. 
Crupies, -548 h., c. de Bourdcaux 
Curnier, 244 h., c. de i\yons : 
Die, 5,841 h., ch.-l. d'arrond. m> — > 
Nombreux débris romains. — Trois au- 
tels tauroboliques. — Porte de Saint- 
Pierre. — Porte Saint-Marcel (arc de 
triomphe ilanqué de deux tours). — 
Château ruiné. — Église (mon. hist.) 
ornée de belles colonnes d'un ancien 
temple de Cybèle ; beau porche du 



Ancienne église 
Beau 



54 



DROME. 



xi c s., surmonté d'un clocher moderne ; 
dans le chœur, belles boiseries du 
xvn 6 ou du xviii 6 g. — Ancien palais 
épiscopal (belle mosaïque). — Ruines 
de l'abbaye du Val-Croissant. 

Dieulefit, 4,049 h., cb.-l. de c, arr. 
de Montélimar. m» — >■ Hypocauste ro- 
main. 

Divajeu. 565 h., c. (sud) de Crest. 

Dizier (Saint-), 210 h., c. de la 
Motte-Chalancon. 

Donat (Saint-), 2,627 h., ch.-l. de 
c, arr. de Valence. »» — >-Restes du châ- 
teau des rois de Bourgogne des x e et 
xi' s. — Église collégiale du xi e s.— Res- 
tes d'une chapelle et cloître romans. 

Donzère, 1,476 h., c. de Pierre- 
laite, m — > Eglise romane, reste d'un 
abbaye (678) reconstruite sous Charle- 
magne; clocher carré à pyramide octo- 
gonale ; dôme hardi. — Chapelle ogi- 
vale des Pénitents. — Château ruiné. 
— Château de Belle-Eau. — Rochers 
de Robinet. — Pierres dites les Don- 
zelles. — Baume des Anges. — Puits 
de Saint-Vincent. — Ancien camp. 

Échevis, 192 h., c. deSaint-Jean-en- 
Royans. s» — >■ Grands et Petits-Goulets. 

Érôme, 1,216 h., c. de Tain. 

Espeluche,665 h., c. de Montélimar. 

Espenel, 259 h., c. de Saillans. 

Establet, 183 h., c. de la Molte-Cha- 
lancon. 

Étoile, 3,158 h., c. de Valence, m — >■ 
Eglise romane. — Buines d'un château 
de Diane de Poitiers. 

Eulalie (Sainte-), 528 h. , c. de Saint- 
Jean-en-Royans. 

Euphémie (S te-), 54ih., c. du Buis. 

Eurre, 1,069 h., c. (nord) de Crest. 
»» — ^-Château ruiné. 

Eygalayes, 567 h., c. de Séderon. 
»» — >► Restes du monastère de St-Ariès. 

Eygaliers, 145 h., c. du Buis." 

Eygluy, 271 h., c. de Saillans. 

Eymeux. 675 h., c. de Bourg-de- 
Péage. »» — >. Ruines d'un couvent de 
Bénédictins et de l'église Saint-Martin. 

Eyroles, 69 h., c. de JNyons. 

Eyzahut, 259 h., c. de Dieulefit. 

Fare (La), 51 h.,c. de Remuzat. . 

Fay, 513 h., c. de Saint-Vallier. 

Félines, 249 h., c de Bourdeaux. 

Ferrassières, 551 h., c. de Séde- 



ron. m — y Gouffres de Monieux et de 
la vallée de Ferrassière?, entonnoirs 
d'une grande profondeur qui alimen- 
tent, dit-on, la fontaine de Vaucluse. — 
Château, flanqué de quatre grosses 
tour, appelé la Gabelle. — Orme d'une 
grosseur extraordinaire. 

Ferréol (Sa'nt-) , 419 h., c. de 
Nyons. 

Fiancey, 515 h., c. de Valence, m — ► 
Belles sources. 

Fourcinet, 1-40 h., c. de Luc. m — ► 
Ruines d'un ancien prieuré. — Cloche 
curieuse dans le temple protestant. 

Francillon, 550 h., c. (sud) de 
Crest. m — >• Grotte de Kainson. 

Garde -Adhémar (La), 1,160 h., c. 
de Pierrelatte. »» — > Belle église ro- 
mane (mon. hist.). — Ruines du châ- 
teau des Adhémar de Monteil. — Val 
des Nymphes "dominé par l'antique 
tour Magne. — Reste d'une abbaye. 

Génissieux, 714 h., c. de Romans. 

Gervais (Saint-), 920 h., c. de Mar- 
sanne. 

Geyssans, 525 h., c. de Romans. 

Gigors, 528 h., c. (nord) de Crest. 
»» — >- Château ruiné. 

Glandage, 643 h., c. de Châtillon. 
m — > Uuines d'un cbâteau. 

Grane, 1,765 h., c. (sud) de Crest. 
»>» > Château ruiné. 

Grand-Serre (Le), 1,546 h., ch.-l. 



de c, air. de Valence. 



Mur d'en- 



ceinte. — Éyli-e du xiti's.; belle cha- 
pelle latérale du xv e . — Belle balle. 

Granges-Gontardes (Les), 505 h., 
c. de Pierrelatte. 

Grignan, 1,802 h., ch.-l. de c, arr. 
de Montélimar. m — >• Cbâteau (mon. 
hist.) dévasté en 1792 mais offrant en- 
core de beaux restes. Il se composait de 
trois façades, style Renaissance. — Gale- 
rie de tableaux (500 toiles, portraits de 
Mme de Sévigné et de sa fille, portraits 
parMignard, Largillière, Vanloo, Bou- 
cher), objets mobiliers ayant appar- 
tenu à M"" de Sévigné. — Dans l'église 
(mon. hist.), des xn c ctxvi 9 s., sépulture 
de M"** de Sévigné. — Beau tableau 
(les Anges au sépulcre), par Annibal 
Carrache, dans la chapelle de l'hospice. 
— Sur la place, statue en bronze de 
M™' de Sévigné. — Grotte de Roche- 




«3 

a 
'£ 



56 



DROME. 



courbière, souvent visitée par l'illustre 
écrivain. 

Gumiane 143 h., c. de la Motte- 
Ghalancon. 

Hauterives, 2,522 h., c. du Grand- 
Serre, m — >- Château ruiné du xn 9 s. 

Hostun 872 h., c. de Bourg-de- 
Péage. 

Izon, 130 h., c. de Séderon. 

Jalle (Sainte-), 644 h., c. du Buis. 
»» — >- Église; portail roman. 

Jansac, 139 h., c. de Luc. 

Jean-en-Royans (Saint-), 2,546 h., 
ch.-l. de c, arr. de Valence. »» — > 
Sur la place fontaine, ombragée par 
trois peupliers plantés en 1789. 

Jonchères, 222 h., c. de Luc. 

Julien -en-Quint (Saint-) , 469 h., 
c. de Die. m — >-Grotte de Fond'Urle. 

Julien-en-Vercors (Saint-), 520 
h., c. de la Chapelle. 

Laborel, 459 h., c. de Séderon. 

Lachamp-Condillac, 488 h., c. de 
Marsanne.»» — ^-Vieille tour où, dit-on, 
fût enfermée comme lépreuse Hélène de 
Poitiers. — Ancien château ; peintures 
à fresque représentant des épisodes de 
la guerre de Troie. — Citerne ro- 
maine contenant de l'eau gazeuse. 

Lachau. 700 h., c. de Séderon.»» — y 
Ruines d'un monastère de Templiers 
détruit au xiv" s. ; église du xu* s. 

Lapeyrouse Mornay, 799 h., c. du 
Grand-Serre. 

Larnage, 771 h., c. de Tain. 

Laupie (La), 465 h., c. de Mar- 
sanne. 

Laurent-en-Royans (Saint-), 1,058 
h., c. de Saint-Jean-en-Royan^. 

Laux-Montau, 63 h., c. de Remuzat. 

Laval-d'Aix, 161 h., -c. de Die. 
*»> — > Ruines du château de Latour- 
Gouvernet. 

Laveyron, 459 h., c. de St-Vaîlier. 

Lennps, 291 h., c. de Remuzat. m — > 
Église romane. 

Lens Lestang. 1 ,426 h. ,c . du Grand- 
Serre. 

Léoncel, 360 h., c. de Saint- Jean- 
en-Royans. »» — y Ruines d'une abbaye 
de l'ordre de Citeaux (1137); église ro- 
mane (mon. hist.) du xm e s. 

Lesches. 365 h., c. de Luc. 

Livron, 4,586 h., c. de Loriol.s» — y 



Restes de fortifications. — Château rui- 
né. — Pont sur la Drôme. — Pont du 
chemin de fer (6 arches de 16 met.). 

Loriot, 5,686 h., ch.-l. de c, arr. 
de Valence, *»> — ► Château de la Gar- 
dette. — Maison de campagne de Fau- 
jas de Saint-Fond. 

Luc-en-Diois, 932 h., ch.-l. dec, 
arr. de Die. m — y Nombreuses antiqui- 
tés romaines. — Ruines d'un fort. — Le 
Claps, digue de 800 à 900 mètres pro- 
duite au xv e s. par un éboulement. — 
Blocs énormes (les Jumeaux, l'Enclume). 

— Gaz s'échappant d'une fente de la 
montagne et que l'on peut enflammer. 

Lus -la-Croix-Haute, 1,721 h., c. 
de Châtillon. m> — y Ruines de deux 
châteaux et d'un couvent de Templiers. 

— Aux Forets, grottes (stalactites). 
Malissard, 747 h., c. de Chabeuil. 
Manas, 265 h., c. de Marsanne. 
Marcel- lès- Sauzet (Saint-), 570 h., 

c. de Marsanne. »» — y Église du xi e s. 
(mon. hist.). 

Marcel-lès-Valence (Saint-), 1,151 
h., c. de Valence. 

Marches, 630 h., c. de Bourg-de- 
Péage. 

Marges. 586 h., c. de Saint-Donat. 

Marignac, 263 h., c. de Die. m — > 
Ruines de Saint-Cernin. 

Marsanne, 1,577 h., ch.-l. de 



c, 

arr. de Monté) imar. m> — y Château 
ruiné. — Restes d'aqueducs antiques. 
— Église du xi e s. — Chapelle de Noire- 
Dame de Fresneau (pèlerinage). — Deux 
canons pris à Sébastopol en 1855. 

Marsas, 687 h., c. de Saint-Donat. 

Martin-d'Août (Saint-), 466 h., c. 
do Saint-Vallier. 

Martin-en-Vercors (Saint-), 1,044 
h., c. de la Chapelle, m — > Grotte de Si. 
nelle. 

Martin-le-Colonel (Saint-), 249 h., 
c. de Saint-Jean-en-Royans.*» — >Ruincs 
du château de Flandène. — Cascade du 
Saut-de-la-Truite. — Belles forêts. — 
Beaux rochers. 

Maurice (Saint-), 586h.,c. deNyons. 

May (Saint-), 164 h., c. deRemuzat. 
*» — > Sur de gigantesques rochers, 
ruines de l'abbaye de Bodon. 

Menglon, 864 h., c. de Châtillon. 

Mercurol, 1.254 h., c.de Tain. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



57 



Mérindol, 566 h., c. du Buis. 

HIévouillon, 728 h., c. de Séderon. 
m — y Ruines d'un château, sur un roc 
i naccessible. 

Mirabel, 1,689 h., c. de Nyons. 
«*— ^Restes de trois enceintes féodales ; 
tour sarrasine. — Colline de la Serre- 
des-Huguenots, où l'on trouve des osse- 
ments et des débris d'armes. 

M irabel-et-Blacons, 552 h., c. 
(nord) de Crest. *» — >- Restes de forti- 
fications. 

Miribel. 442 h., c. de Romans. 

Hlirmande, 1,061 h., c. de Loriol, 
m — v Restes de l'antique Batiana. 

Miscon. 171 h., c. de Luc. 

Molières, 105 h., c. de Die. 

PTollans 1,066 h., c. du Buis, sur 
un rocher à pic dans la gorge pit- 
toresque de l'Ouvèze. »»> > Église mo- 
derne taillée presque entièrement dans 
le roc. — Ruines de murs d'enceinte et 
de deux châteaux forts. — Dans les en- 
virons, vaste grotte terminée par un lac 
d'une profondeur inconnue et dont les 
eaux se déversent dans le Thoulourenc. 

IVIontauban. 445 h., c. de Séderon. 
m — ► Ruines d'un château fort. 

Montaulieu, 252 h., c.de Nyons. 

IYIontboucher, 951 h., c. de Monté- 
limar. 

Hlontbrison, 424 h., c. deGrignan. 
»» — > Ruines d'un prieuré dans les murs 
duquel est encastrée une pierre por- 
tant une dédicace à Mercure. 

Montbrun, 1,349 h., c. de Séderon. 
*»» — y Restes imposants du château de 
Dupuy-Montbrun.— Ruines d'un monas- 
tère de Templiers. 

Montchenu 959 h., c. de St-Donat. 

lYIonîclar. 527 h . , c. (nord) de Crest. 
m — > Château ruiné. 

IVIonteléger. 617 h., c. de Valence. 
m> — ►Ancien château, en partie recons- 
ruit. 

IVIontelier, 1,295 h., c. de Chaheuil. 
m — y Château de Chapponay (xm° et 
xiv e s.) flanqué de nombreuses tourelles. 

Montélimar, ch.-l. d'air, de 11,946 
h., dans une plaine, au confluent du 
Roubion et du Jabron. m — ►• Église 
d<' Sainte-Croix (xv° et xvu* s.). — 
Nouvel hôtel rie Ville, composé de deux 
ailes, l'une pour la mairie, l'autre pour 



le tribunal ;à l'entrée on lit, gravée sur 
une table de marbre, une charte de 
1198. — L'ancien château, transformé 
en prison, est un des monuments mili- 
taires les plus anciens et les plus inté- 
ressants du midi de la France. On y voit 
les importants débris de la chapelle 
romane à trois nefs de Sainte-Agathe 
(dans l'abside, fresque assez bien con- 
servée). Au nord est une tourdu xiv's. 
{tour de Narbonnc). — A 5 kil. 1/2 
au sud-est, sur le coteau de Maubec, beau 
monastère des Trappistines. — A4 kil. 
1/2, source minérale de Bondonneau. 

Mont ferr and, 162 h., c. de Remuzat. 

Montfroc, 575 h., c. de Séderon. 

Hlontguers, 218 h., c. de Séderon. 

Montjoux, 526 h., c. de Dieulefit. 

ÏÏIontjoyer, 556 h., c. de Grignan. 
m> — > Dans un petit vallon admirable- 
ment boisé est le couvent de la Trappe 
d'Aiguebelle (200 religieux). 

Montlaur, 254 h., c. de Luc. 

Montmaur, 225 h., c. de Die. m — ► 
Restes de constructions sarrasines. 

Montmeyran, 2,116 h., c. de Cha- 
heuil. »» — ►■ Débris d'un château-fort 

Montmiral, 1,857 h., c. de Romans. 
»» — y Tour sarrasine. 

Montoison, 1,165 h., c. (nord) de 
Clrot. m> — y Restes du château de Cler- 
mont. 

Montréal, 158 h., c. de Remuzat. 

Montrigaud, 1,054 h., c. du Grand- 



Serre. *» — > Etang de Lançon. 



Dé- 



couverte d'ossements fossiles. 
Montségur,927 h., c. de Saint-Paul- 

Trois-Châteaux. »» — >- Château ruiné. — 
Restes d'un mur d'enceinte et d'un mo- 
nastère de Cluny. 

Montvendre, 954 h., c. de Chaheuil. 

IVIoras, 5,755 h., c. du Grand-Serre, 
au centre de la belle vallée de la Valloire. 
m — >■ Restes d'un château. — Statue 
de la Vierge. — Maison du Gouverneur, 
construction du moyen âge. — Châ- 
teaux modernes de la Peyrouse» et de 
Bernon. — Restes des murs d'enceinte. 
— A Mantol, église du xi a s.; vastes 
constructions d'un prieuré de bénédic- 
tins du xvi e s. (cheminées remarqua- 
bles). 

Mornans, 213 h., c. de Bourdeaux. 
m — y Château ruiné. 



58 



DROME. 



Motte Chalancon (La), 1,008 h., 
ch.-l. de c, arr. de Die. 
Motte-de Galaure (La), 602 h., c. 

de Saint-Vallier. 

Motte Fanj as (La), 295 h., c. de 
Saint-Jean-en-Royans. 

Mureils, 597" h., c. de St-Vallier. 

Nazaire-en-Royans (Saint) 1,024 
h., c. de Bourg-de-Péage. »» — > Grotte 
remarquable au fond de laquelle est un 
lac d'une grande profondeur. 

Nazaire le Désert (Saint), 836 h., 
c. de la Motte-Chalancon. 

Nyons, 3,579 h., ch.-l. d'arr., sur 
l'Aygues, partie en plaine, partie dans 
la gorge du col de Devès. m — >- Nyons 
est entourée de murailles flanquées de 
tours (xiv e s.) en partie remplacées par 
des promenades. Elle est divisée en trois 
quartiers : le plus élevé de ces quar- 
tiers est celui des Forts, ainsi nommé 
de ce qu'il renfermait trois forteresses 
aujourd'hui en ruines. Le quartier des 
Halles forme la ville actuelle ; celui du 
Bourg s'étend à l'entrée d'une gorge 
étroite. — Le seul monument curieux 
est le imnt (xiv e s.), composé d'une seule 
arche de 40 m. de largeur sur 48 à 20 m. 
de hauteur. Ce pont s'appuie, vers le 
sud-est, au plateau durocherde Guard, 
• portant les ruines d'une citadelle. — 
La grosse tour carrée et crénelée, ap- 
pelée tour de Randanne, qui domine 
la ville, a été transformée, en 1865, en 
chapelle gothique, dédiée à Notre- 
Dame de Bon-Secours. 

Ollon, 65 h., c. du Buis. 

Omblèze, 568 h., c. (nord) du Crest. 
»» > Gorges pittoresques d'Omblèze 
(4 kil. de long). — Cascades de la grande 
et de la petite Pissoire. — Cascade de la 
Druise, formée parla Gervanne (40 met. 
de hauteur). 

Onay, 302 h., c. de Romans, m — >■ 
Château ruiné. 

Orcinas, 100 h., c. de Dieulefit. 

Orfol-en Roy ans, 609 h., C. de 
Saint-Jean-en-Royans. 

Ourches, 260 h., c. (nord) de Crest. 

Pantaléon (Saint), 525 h., c. de 
Grignan. 

Parnans, 621 h., c. de Romans. 

Pau 1-1 es Romans (Saint). 981 h., 
c. de Romans. 



Paul Trois-Châteaux ( Saint- ) , 

2,290 h., ch.-l. de c, arr. de Montéli- 
mar. »» — >■ La cathédrale (mon. hist.) , 
du xii e s., est un édifice remarquable; 
la grande nef à 24 met. de hauteur. Le 
portail de la façade est d'une belle exé- 
cution. La tour du clocher est de plu- 
sieurs époques. — Ancien couvent de 
Dominicains. — Nombreux vestiges de 
monuments anciens. — Découvertes de 
mosaïques, tombeaux, urnes, statues, 
médailles, spécialement sur le coteau 
de Puy-Jou. — Aux environs, beaux 
fossiles de grès vert. 

Pègue (Le), 326 h., c. de Grignan. 
»» — y Ancienne station romaine ; dé- 
couvertes de nombreuses antiquités, 
entre autres d'un buste de Jupiter. 
Pelonne, 85 h., c. de Remuzat. 
Penne (La), 134 h., c. du Buis.»» — > 
Grotte avec lac alimentant, dit-on, la 
belle source du Sauron. 
Pennes, 74 h., c. de Luc. 
Petit-Paris, 75 h., c. de la Motte- 
Chalancon. 

Peyrins, 2,054 h., c. de Romans. 
»» — >■ Château de Chabrières. 

Peyrus, 617 h.,c. de Chabeuil.»» — ► 
Eglise ruinée d'un ancien couvent de 
bénédictins. — Grotte du Pialoux 
(60 m. sur 30; plus de 15 m. de haut.). 
Piégon, 468 h., c. de Nyons. 
Piégros, 855 h., c. (sud) de Crest. 
m — > Château ruiné. — A la Clastre, 
belle église romane (xi e s.). — Ancienne 
commanderie de Templiers. 

Pierrelatte, 5,579 h., ch.-l. de c, 
arrond. de Montélimar, non loin du 
Rhône, au pied d'un rocher isolé.»» — ► 
Vestiges de villas antiques sur la rive g. 
du Rhône. — Près de l'horloge, inscrip- 
tion reproduisant une charte du XL* s. 
Pierrelongue, 157 h., c. du Buis. 
m — >- Château ruiné.— Trou de la Faille. 
Pilhon (Le), 110 h., c. de Luc. 
Pilles (Les),581 h., c, de Nyons. 
Plaisians, 668 h., c. du Buis. «» — ► 
Aux Gaslauds, source énorme ; à 
BluySj argile bitumineuse inflammable. 
Plan-de-Baix, 594 h., c. (nord) de 
Crest, au-dessus d'un abîme au fond 
duquel coule la Gervanne. »» — > Ancien 
château de Montrond, flanqué d'une 
haute tourelle. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



59 



Poët-Célard (Le), 570 h., c. de 
Bourdeaux.»» — > Ruines du château des 
marquis du Poët, 

Poët-en-Percip (Le), 117 h.,c. du 
Buis. 

Poët-Laval (Le), 991 h., c. de Dieu- 
lefit. *>» — ►Sources alumineuses de Vi- 
t roui Hères. — Tour carrée. 



Poët-Sigillat (L<î), 300 h., e. de Re 
muzat. 

Pommerol, 115 h., c. de Remusat. 
»» — ►■ Rochers. — Grotte des Sarrasins. 

Ponet-et St-Auban, 250 h.,c. debic 

Ponsas, 57)7 h., c. de Saint- Vallier. 
m — > Ancien château entièrement re- 
construit. 




Chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, à Nyons. 

Pont-de-Barret, 757 h., c. de Dieu- ( Prés (Les), 14G h., c. de Luc. 
letit. Propiac, 103 h., c. du Buis, m — > 

Pont de l'Isère, 6L5 h., c. de Tain. Établissement thermal. 

Puy Saint Martin, 859 h., c. (sud) 
de Crest. 

Puygiron, 371 h.,c. de Montélimar. 
m> — y Château ruiné. 
Rac, 596 h., c. de Montélimar. 
Rambert d Albon (St ), 1,261 h. 



Pontaix, 579 h., c. de Die, dans une 
gorge étroite. *» — >- Château ruiné. 

Portes, 531 h., c. de Montélimar. 

Poyols, 508 h., c. de Luc. 

Pradelle, 1G0 h., c.dela Motle-Cha- 
lancon. 



GO 



MOME. 



c. deSaint-Vallier. m> — v Château ruiné. 
— Source dos Collières. 

Ratières, 561 h., c. do Snint-Vallier. 
«>» — * Tour, reste d'un château.. 
Ravel, 11(5 h.,c. deChâtillon. 
Réauville, 550 h., c. de Grignan. 
»» — >- Tour de Montlucet , regardé 
comme un ancien temple d'Apollon. 
Recoubeau. 556 h., c. de Luc. 
Reilhanette, 455 h., c. de Séderon. 
Remuzat, 641 h., ch.-l. de c, arr. 
de Nyons. *»» — >- Restes de trois mo- 
nastères de Templiers, et anciens murs 
d'enceinte. 

Répara (La), 106 h.,c, (sud) de Crest. 
Restitut (Saint-), 946 h., c. de 
Saint-Paul-Trois-Châteaux. m — ► Cha- 
pelle funéraire (mon. hist.) des viu e et 
IX e s., qui présente un carré parfait de 
6 m. de côté ; sa hauteur est de 12 m. ; 
elle est couronnée d'un dôme. A l'exté- 
rieur, frise sculptée représentant le Ju- 
gement dernier. — L'église (mon. hist.), 
du style roman (xu a s.), est reliée à la 
chapelle. Elle est divisée en trois tra- 
vées; très-beau porche. 

Rimon-et-Savel, 206 h., c. de Sail- 
lans. 
Rioms, 98 h., c. du Buis. 
Roche-de-Glun (La), 1,200 h., c. 
de Tain.»» — > Ruines d'une forteresse, 
situées sur un rocher au milieu du Rhô- 
ne et visibles aux eaux basses. 

Roche-Saint-Secret (La), 569 h., 
c. de Dieulefit. m* — >► Église; Madeleine 
sur bois estimée. — Grotte. 

Roche-sur Grane (La), 245 h., c. 
(sud) de Crest. m — y Ruines du fort 
des Coquilles. 

Roche-sur-le-Buis (La), 575 h., 
c. du Buis. 
Rochebaudin, 557 h., c. dé Dieulefit. 
Rochebrune, 225 h., c. du Buis. 
Rochechinard, 521 h., c. deSaint- 
Jean-en-Royans. m — ► Ruines du châ- 
teau (fin du XIV e s.) où Charles VII con- 
fina en 1484, Zizim, frère de Bajazet. 
Rochefort, 555 h., c. de Montélimar. 
Rochefort Samson, 1,046 h., c. de 
Bourg-de-Péage. 

Rochefourchat, 151 h., c. de la 
Motte-Chalancon. 

Rochegude, 1,101 h., c. de Saint- 
Paul-Trois-Châteaux. 



Rochette (La), 284 h., c. (nord) 
de Crest. 

Rochette (La), 285 h., c. du Buis, 

Roman (Saint-), 250 h., c. de Chu- 
tillon. 

Romans, V. de 12,925 h,, ch.-l. do 
C, arr. de Valence, à la base orien- 
tale d'une éminence , sur la rive 
droite de l'Isère, au confluent de la 
Savasse et en face de Bourg-de-Péage 
avec lequel elle communique par un 
beau pont en pierre de 4 arches 
(128 met. de long), m — >■ Romans est 
la seconde ville du départ, par sa po- 
pulation; elle possède un hôpital très- 
riche. On y remarque surtout Vèglise, 
autrefois collégiale, de Saint-Barnard 
(mon. hist.). Le portail principal, quoi- 
que dégradé, est un des plus beaux 
spécimens de l'architecture romane du 
xi c s. ; la partie inférieure de la nef 
est du xii" s., le chœur et le transsept 
appartiennent au style ogival de la lin 
du xn e s. Le chœur, d'une architec- 
ture grandiose et sévère , est [éclairé par 
trois rangs de fenêtres superposés. A 
gauche de la porte d'entrée, s'élève un 
clocher rectangulaire surmonté d'une 
flèche bizarre. — Sur l'éminence qui do- 
mine la ville et que couronne uncalvaire, 
s'étendent les vastes constructions du 
grand séminaire, ancien monastère 
de Franciscains. — Belles promenades. 

Romeyer, 419 h., c. de Die. m — >- 
Belle vallée de Romeyer, dominée par 
les crêtes majestueuses du Monl-Glan- 
daz et dans laquelle on pénètre par une 
sorte de porte naturelle ouverte entre 
deux énormes rochers qui se touchent 
presque au sommet. 

Rottier, 156 h., c. de la Motte-Cha- 
lancon, sur l'Ouïe, à l'extrémité du lac, 
aujourd'hui à peu près disparu, formé 
en 1829 par suite de l'éboulement de 
la partie supérieure de la montagne. 
Roussas, 569 h., c. de Grignan. 

m — ► Château ruiné; ancienne tour. 
Rousset, 700 h., c. de Grignan. 

m— >- Mûrier, un des premiers plantés 
en France : son tronc a 6 mètres de 
tour; son branchage en a 58, sa hau- 
teur est de 15 mètres. 
Roussieux, 85 b.,c. de Remuzat. 
Roynac, 659 h., c. (sud) de Crest. 




</> 
■p> 

o 
T 



62 



DROME. 



Sahune, 672 h., c. de fiemuzat. 

Saillans, 1,753 h., ch.-l. de C, 
arr. de Die. »» — >■ Eglise; portail ro- 
man. — Belles fontaines. — Courant 
d'air périodique (le Solaure). 

Salles, 485 h., c. de Grignan. 

Sallettes, 19*2 h., c. de Dieulefit. 

Saou, 972 h., c. (sud) de Crest. m> — ► 



Ruines de la vaste abbaye de Saint- 
Thiers, flanquée aux angles de tours 
carrées. — Hôtel d'Eurre; le donjon de 
Laslic (xiv e s.), tour polygonale. — 
Forêt de Saou, rochers pittoresques. 

Saulce, 1,2$6 h., c. de Loriol.n» — ► 
Fort belle mosaïque. 

Sauveur (St-), 419 h., c. du Buis. 

Sauveur-en-Diois (Saint-), 176 h., 
c. de Saillans. 

Sauzet, 1,520 h., c de Marsanne. 
s» — ► Château ruiné, longtemps habité 
par Louis IX. 

Savasse, 1,436 h., c. de Marsanne. 
»» — >-Chapelle de Notre-Dame de Gruon 
pèlerinage). — Anciens murs d'en- 
ceinte. — Château ruiné. 

Séderon, 667 h., ch.-l. de c, arr. 
de Nyons. 

Serves, 602 h., 



c. de Tain, m — >■ 



Château ruiné de Poncerves. — Château 
moderne construit, dit-on, sur les rui- 
nes d'un château de Pilate. 

Solérieux, 251 h., c. de Saint-Paul- 
Trois-Châteaux. 

Souspierre, 210 h., c. de Dieulefit. 
m — >■ Château ruiné deMazenc, ancien 
poste des Armagnacs. 

Soyans, 692 h., c. (sud) de Crest. 
e&» — >■ Château ruiné. 

Suze, 405 h., c. (nord) de Crest. 

Suze la-Rousse, 1,725 h., c. de 
Saint-Paul-Trois-Châteaux. »» — >- Beau 
château bâti par les comtes de la Baume 
au xvi e s., restauré avec soin ; les quatre 
façades de la cour sont décorées de ri- 
ches sculptures; salle des Chevaliers. 
— Presbytère de la Benaissance. — 
Église de Saint-Torquat. — Dans les 
environs, ancienne chapelle de Saint- 
Michel et ruines du village et du châ- 
teau de l'Estagnol. 

Tain, 2,860 h., ch.-l. de c, arr. de 
Valence, au pied du coteau de l'Er- 
mitage, en face de la ville de Tournon 
avec laquelle elle communique par 



deux ponts en fil de fer. m — > Tauro- 
bole (mon. hist.) élevé en 184. — Colonne 
m lliaire. 
Taulignan, 2,510 h., c. de Grignan. 
Teyssières, 454 h., c. de Dieulefit. 
Thomas (Saint-), 529 h., c. de 
Saint-Jean-en-Boyans. »» — >-Ancien châ- 
teau de la Châtonnière (inscriptions 
romaines). 
ToniIs(Les),143h.,c. deBourdeaux. 
Touche (La), 512 h., c. de Monlé- 
limar. 

Tourrettes(Les),249 h., c. de Mar- 
sanne. 

Treschenu, 670 h., c. de Châtillon. 
tm — ^Grottes d'Archianne ; à une cen- 
taine de mètres de l'orifice, lac profond. 
Triors, 358 h.,c. de Romans. »»— > 
Château du comte de Bouchage. 

Truinas, 310 h., c. de Bourdeaux. 
Tulette. 2,120 h., c. de Saint-Paul- 
Trois-Châteaux. m — >■ Anciens murs 
d'enceinte. 

Upie, 1,506 h., c. de Chabeuil. m — > 
Mont de Miéry, couronné par les restes 
d'un fort. — Tumulus du Champ des 
Batailles. — Aux environs, cippes funé- 
raires. — Dans l'église, colonne portant 
une inscription romaine. 
Uze (St-), 1,524 h., c. de St-Vallier. 
Vache (La), 520 h., c. de Valence. 
m — > Château de Mac-Carthy, recon- 
struit sous Louis XIV. 
Vachères, 75 h., c. de Die. 
Valaurie, 562 h., c. de Grignan. 
Valdrôme, 687 h., c. de la Motte- 
Chalancon.près des sources de laDrôme. 
Valence, V. de 23,220 h., ch.-l. du 
département, à 129 met. d'altit., sur la 
rive g. du Rhône. w> > La cathédrale 
de Sai?it-Apollinaire,réédï{'\êe au xi e s. 
dans le style roman auvergnat, fut con- 
sacrée en 1095 par le pape Urbain II. 
Buinée au xvi" s., elle a été restaurée en 
1604 et 1730. La tour du clocher a été 
reconstruite en 1861. Le porche est en 
marbre de Crussol, il présente 52 co- 
lonnes surmontées de chapiteaux du plus 
beau travail. Au portail principal sont 
sculptés: le Christ et les Évangélistes 
dans le tympan, les Apôtres au linteau, 
par Watrinelle. Le clocher a une hauteur 
de 57 met. Saint-Apollinaire est divisée 
en trois nefs, écbirées par 16 grandes 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



63 



fenêtres à plein cintre. Sa forme est 
celle d'une croix latine; sa longueur 
totale extérieure est de 75 met., sa lar- 
geur de 18 met. 68 cent. Au fond du 
déambulatoire est un cénotaphe en mar- 
bre renfermant le cœur et les entrailles 



du pape Pie VI, œuvre de Maximilien 
Laboureur; le buste du pnntife est de 
Canova. — Le Pendentif , monument 
delà Kenaissance, sépulture de l'ancienne 
famille parlementaire de Mistral. — 
Saint- Jcan-Bap liste , église recon 



*. 




<*<•; «v/»; 



r— /s/r/zs/y 



Maison des Tètes, à Valence. 



struitede nos jours dans le style roman 
(maitre-autel et vitraux par Thévenot, 
deClermont). — Saint-Pierre du Bourg, 
où fut enseveli saint Apollinaire , pos- 
sède un beau maître-autel en bois et un 
tableau attribué à Lebrun. — La collé- 



giale de Saint- Ru f (xviii» "s.) "sert de 
temple protestant. — Église des Corde- 
lière aujourd'hui magasina fourrage. — 
Notre-Dame de Soyons est un curieux 
spécimen du style Pompadour. — Saint- 
Joseph, construite il y a quelques années 



(H 



MOME. 



dans le style du xin c s., est richement dé- 
corée et possède de beaux vitraux de la 
fabrique de^Beauvais. — 'Notre-Dame, 
église paroissiale, n'a rien de remarqua- 
ble. — La maison de M me Dupré-Latour; 
charmante porte de la Renaissance dé- 
corée de ligures d'animaux , de caria- 
tides et de sculptures représentant le 
jugement de Paris, l'enlèvement d'Hé- 
lène {?), une femme allaitant des en- 
fants et surprise par des satyres, etc. — 
La maison des Têtes (1551), près de la 
place des Clercs, est un curieux édi- 
lice du xvi e siècle. — Le musée, qui oc- 
cupe une partie du local de l'ancien 
petit séminaire, comprend deux salles, 
une affectée à la peinture, l'autre à 
l'histoire naturelle. On y voit quelques 
statues remarquables. Au rez-de-cliaus- 
sée a été installé la bibliothèque, qui 
possède plus de 20,000 volumes. Dans 
la cour du musée ont été réunis : des 
fûts de colonnes, des corniches et des 
frises du plus beau marbre, des mosaï- 
ques, des pierres milliaires, quatre cip- 
pes funéraires, et un taurobole dont 
une des faces porte une inscription dé- 
dicatoireà Gvbèle. — Parmi ies autres 
monuments de Valence il faut mention- 
ner : les casernes d'artillerie, qui occu- 
pent l'emplacement de l'hôtel du gou- 
vernement où mourut Pie VI; le palais 
de Justice; le théâtre; le collège, 

Y hôpital général ; le petit séminaire 
«H la nouvelle prison départementale; 

Y arsenal; la cartoucherie ;Y école nor- 
mala. — Sur la place Ghampionnet est 
la colossale statue en bronze du général 
de ce nom, œuvre de Sappey. — Valence 
possède en outre un vaste Polygone et 



une agréable promenade, celle du 
Champ-dc-Mars. — Unjoli pont en lil de 
fer relie Valence à la rive dr. du Rhône. 

Vallier (Saint-), 3,228 h., ch.-l. de 
c, arr. de Valence, m — >A1 lui. au S. 
se trouvait l'antique station d'Ursolis. 
— Château gothique de Diane de Poitiers 
(aujourd'hui de Chabrillan). 

Valouse, 98 h., c. de Nyons. 

Vassieux, 773 h., c. de la Chapelle. 
m — >- Grotte de Fondeurle, au fond de 
la vallée de Quint, remarquable par les 
stalactites de glace qui s'y forment en 
été et se fondent en hiver. 

Vaunaveys, 501 h., c. (nord) de 
Crest. »» — >»Ruines de l'église d'un cou- 
vent de Saint-Michel. 

Veaunes, 287 h., c. de Tain. 

Venterol, 950 h., c. de JNyons. »»> > 
Ruines de la forteresse de Chàteau- 
Ratier. 

Vercheny,. 559 h., c. de Saillans. 



-> Montagnes de formes 



étranges 



dominant le village. 

Verclause, 557 h., c. de Remuzat. 

Vercoiran, 469 h., c. du Buis. 

Véronne, 170 h., c. de Saillans. 

Vers, 251 h., c. de Séderon. 

Vesc, 855 h., c. de Dieulelit. 

Villebois. 121 h., c. de Séderon. 

Villefranche, 88 h., c. de Séderon. 

Villeperdrix, 507 h., c. de la Motte- 
Chalancon. 

Vinsobres , 1,580 h., c. de JNyons. 
»» — >■ Restes des remparts. — Château- 
de Véronne; chapelle dont le pavé est 
une mosaïque romaine de Vaison (Vau- 
cluse). 

Volvent, 261 h., c. de la Moltc- 
Chalancon. 



2259$. — Typographie A. Lahurc, rue tic Fleui us ; 9, à Paris. 












France par ADOLPHE JOAXXF. 



DROME 



/<sr <M/fi*& cjt^fftffLent U^hauiciycti, mèt/vs ait de&Ftu ,/n niuàatiett ■ /,, ",„,*. 




1)0 Joanne, Adolphe Laurent 

611 Géographie du département 

D783J6 dela Qr^e 



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EIW TEXTE 








ravures 


, 1 carte. 


Indre-et-Loire . 






. 20T ■* 


— 


1 — • 




L 


Allier .... 


. 27 


— 


1 — 




Ardèche . . 


. 12 


— 


1 — 


Landes, .... 


16 




. 14 


— 


1 — 


Loir-et-Cher . . 


15 


Basses-Alpes. 


. 11 


— 


1 — 


Loire . . . . , 


14 


Bouch -du-Rhône 27 


— 


1 — 


Loire-Inférieure 


20 




. 14 


— 


1 — 




22 


Charente. ., . 


.15 


— 


1 — 


Maine-et-Loire . ' 


2i 


Charente-Infér 


il» 


— 


1 — 


Meurthe .... 


51 


Corrèze . . . 


. 11 


— 


1 — 


Morbihan. . . . 


15 


Côte-d'Or . . 


. 29 


— 


1 — 




20 


Gôtes-du-Nord 


. 10 


■ — 


1 — 




10 


Deux-Sèvres • 


. 14 


— 


1 — 


Pas-de-Calais. . 


16 


Dordogne. . . 


. 14 


— 


1 — 


Puy-de-Dôme. . 


16 


Doubs .... 


. 15 


— 


1 — 


Pyrén -Orient. * 


15 






— 


1 — 




19 


Finistère . . . 


. 16 


— 


1 — 


Saône-et-Loire . 


25 


Gironde . . . 


. 15 


— 


1 




14 


Hautes-Alpes. 


. 18 


— 


1 — 


Seine-et-Marne . 


15 


Haute-Saône . 


. 12 


• ^"^ 


1 — 


Seine-et-Oise. . 


17 


Haute-Savoie . 


. 19 


— 


1 — 


Seine-Inférieure 15 


Haute-Vienne. 


. 10 


— 


1 — 




12 


Ille-et-Vilaine 


. 14 


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1 — 




15 




22 


— 


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17 




EiX VnÉJPABtATIOX 

Alpes-Maritimes — Aude — Gard — Haute-Garonne — Haute-Marne 
Hautes-Pyrénées — Hérault — Lot — Marne — Nièvre — Tarn — Var 

Vaucluse — Vendée 



AT T ,AS DE LA FRANCE 

CONTENANT 95 CARTES 

[{carte générale de la France, 89 cartes départementales, 1 carte de l'Algérie et 4 caries des Colonies- 

ÎJfcÉE EN 4 COULEURS ET 94 NOTICES GÉOGRAPIlI*UES ET STATISTIQUES 




1 beau volume in-folio, cartonné : 40 fr. 

Chaque carte se vend séparément . . 



50 c. 



TYPOGRAPHIE A. LAHURE, RUE DE FLEURUS, 9, A PARIS.